France

Beaucoup d’interrogations après le meurtre brutal d’une jeune fille de 20 ans près de Toulouse

L’homme de 27 ans soupçonné d’avoir tué une jeune fille de 20 ans vendredi à Saint-Orens en Haute-Garonne a été placé en garde à vue samedi soir.

Quelles raisons ont poussé un homme de 27 ans à poignarder à mort une jeune fille de 20 ans qu’il connaissait bien et son petit ami de 22 ans vendredi soir à Saint-Orens-de-Gameville dans l’Est toulousain ? Les gendarmes de la brigade d’enquête de Villefranche-de-Lauragais s’emploient à démêler les ressorts d’un scénario dramatique. Au début, ils ne pouvaient pas entendre le tueur présumé. Blessé au bras, il a été hospitalisé. Sa garde à vue a pu être reprise samedi soir pour se poursuivre ce dimanche.

A lire aussi : “Il a crié au secours !” : une femme tuée, un homme blessé… le récit d’une nuit de terreur à Saint-Orens près de Toulouse

L’ami de la victime, quant à lui, a été sauvé, mais a subi de graves blessures au haut du corps, au visage, au cou et à la poitrine. Son agresseur l’a poignardé 15 fois avant qu’il ne parvienne à s’enfuir pour alerter les voisins. Très choqué, il peut être entendu par les gendarmes qui tentent de comprendre comment elle a changé cette nuit-là.

Dans la maison, le tueur a poursuivi ses victimes à tel point que lorsque les secours sont arrivés, il y a eu un véritable “bain de sang”. L’homme en garde à vue n’est pas particulièrement connu pour être violent. Ses proches s’avouent “dépassés”. “Nous ne comprenons pas ce qui a pu se passer”, expliquent-ils.

Une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat est en cours. Mais la préméditation sera-t-elle acceptée ? Est-il venu armé d’un ou plusieurs couteaux vers la jeune femme ? L’a-t-il apporté chez elle ?

Lire la suite : Près de Toulouse, une jeune de 20 ans agressée et poignardée à mort, sa femme grièvement blessée

Connaissance amicale

Que reprocher au couple d’aller à de tels extrêmes ? Était-il venu avec l’intention de tuer ou simplement pour avoir une explication ? Voulait-il simplement leur faire peur ?

Les victimes et leur agresseur se connaissaient en bons termes. Se pourrait-il qu’un conflit soit né de la jalousie ou de la dette ? Le tueur était-il dans son état normal pendant les événements ? Les chercheurs doivent essayer de comprendre et de répondre à toutes ces questions.

L’attaque a eu lieu vers 22h40 vendredi au domicile de la jeune fille, un petit pavillon à la périphérie de la ville. Après coup, l’homme de 27 ans s’est enfui, mais s’est finalement rendu. Un homme avec qui il se trouvait a appelé la gendarmerie vers 1h du matin pour venir l’interpeller.

Au terme de sa garde à vue, l’homme doit être inculpé lundi. Une enquête judiciaire va être ouverte.