8h45 : A Bucha, première victoire, puis reconstruction
Cela fait trois mois que des journalistes de l’AFP ont retrouvé le 2 avril 20 cadavres de civils, premiers indices des atrocités et des destructions commises lors de l’occupation russe des banlieues nord-ouest de Kyiv : Bucha, Irpin, Borodyanka.
Début juillet, les cicatrices des combats étaient encore partout : vitres brisées, impacts de balles, trous dans les murs. Le long du boulevard Vokzalnaya, qui relie Bucha à Irpine, se trouvent des bâtiments, des maisons, des immeubles d’appartements, des magasins et un centre commercial détruits ou gravement endommagés.
Cependant, la reconstruction ne semble pas être la principale préoccupation des habitants pour le moment. Même si beaucoup d’entre eux, qui ont fui l’occupation russe, sont déjà revenus depuis plusieurs semaines. La crainte d’une nouvelle offensive russe dans la région est dans tous les esprits.
Les rumeurs d’une attaque imminente depuis la Biélorussie – dont la frontière n’est qu’à une centaine de kilomètres au nord – se sont intensifiées ces derniers jours. Alimenté par les déclarations du président biélorusse Alexandre Loukachenko, haut allié de Vladimir Poutine, qui a accusé samedi les Ukrainiens d’avoir tiré des missiles sur son pays et menacé de riposter.
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