Vérifié le 04/07/2022 par Guillaume Tabbara, journaliste
Les patients atteints de monkeypox touchés lors de l’épidémie de 2022 ont fait l’objet d’une des premières études sur le sujet.
Les scientifiques rapportent que les symptômes ne sont pas les mêmes dans les nouveaux cas et les patients précédents trouvés dans les zones endémiques.
Une étude britannique a analysé 54 patients
Monkeypox est présent depuis de nombreuses années dans certaines parties de l’Afrique centrale et occidentale. Elle a récemment répandu en Europe et dans le monde, sans lien direct avec ces régions endémiques, une information qui intrigue les scientifiques.
L’OMS a enregistré plus de 4 700 cas depuis le printemps 2022 et l’émergence de nouveaux cas au Royaume-Uni. Alors que Santé Publique France recense près de 500 cas en France, c’est outre-Manche que le monkeypox a touché le plus de monde, avec plus de 1 000 cas détectés.
Pour cette raison, l’étude a examiné une cinquantaine de cas britanniques de monkeypox. Publiée dans The Lancet Infectious Diseases le 2 juillet, cette étude a analysé les symptômes de 54 patients infectés au début de l’épidémie, entre le 14 et le 25 mai 2022.
Moins de fièvre, lésions génitales
Depuis plusieurs semaines, le monkeypox est assimilé à une forte fièvre et des éruptions cutanées sur le visage et le cou, des photos de cas africains circulent sur les réseaux sociaux. Cependant, les symptômes des nouveaux cas ne semblent pas être les mêmes qu’en Afrique.
Selon l’étude britannique, seuls 57% des patients étudiés avaient une forte fièvre, alors qu’auparavant elle était observée chez presque tous les patients.
Ces épisodes de fièvre sont également plus courts et nécessitent moins d’hospitalisations. Seules 5 des 54 personnes ont été prises en charge dans un centre hospitalier.
L’OMS déclare que le monkeypox provoque des éruptions faciales dans 95% des cas chez les patients en Afrique. 30% d’entre eux connaissent également ce phénomène au niveau des organes génitaux.
Hypothèse présentée par les autorités sanitaires comme l’OMS ou Santé publique France. Cependant, le monkeypox n’est pas une infection sexuellement transmissible.
La majorité des cas en France et dans le monde ont été rapportés chez des hommes ayant eu des rapports sexuels avec des hommes. Trois Françaises ont également été identifiées parmi les personnes infectées.
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