France

Ministre, Ministre Délégué, Secrétaire d’Etat… Quelles sont les différences ?

Quarante-deux membres composent le gouvernement de Bourne II. Les changements ministériels, annoncés dans un communiqué de l’Elysée lundi 4 juillet, laissent place à une nouvelle équipe dirigée par Elizabeth Bourne. Hormis le Premier ministre, ils sont donc 41 à faire partie de ce gouvernement. Tous n’ont pas le même titre. Plus en détail, il y a 16 ministres, 15 vice-ministres et 10 secrétaires d’État. Mais derrière ces catégories, tout le monde est considéré comme ministre, rappelle le site vie-publique.fr. Quelles sont donc les différences entre ces titres ?

Ministres d’État

Le gouvernement d’Elizabeth Bourne n’en a pas eu comme celui de Jean Castex avant lui. Décerné rarement, ce titre a soit une portée honorifique, soit une portée politique pour distinguer, par exemple, les chefs de parti de la majorité. Quatre personnalités politiques ont été nommées ministre d’État dans les gouvernements d’Edouard Philippe de 20017 à 2020 : François Bayrou comme ministre de la Justice (2017), Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire (2017-2018), Gérard Collomb comme ministre de l’Intérieur (2017-2018) et François de Rugy comme ministre de la Transition écologique et solidaire (2018-2019).

Les ministres

Beaucoup plus courant au sein du gouvernement, le titre de ministre est parfois accompagné de l’expression « plein exercice » dans le langage courant pour le distinguer des autres fonctions. Dans le gouvernement Bourne II, parmi les 16 ministres à plein temps, 11 étaient des hommes. Les ministres dirigent un département ministériel dont les contours varient d’un gouvernement à l’autre. Cela concerne généralement les affaires intérieures, la justice, les affaires étrangères ou l’environnement. Même si des variantes du nom apparaissent selon les gouvernements.

Pour les ministres à temps plein, le nombre de conseillers (fixé par décret en juillet 2020 et confirmé depuis) ​​qui forment leurs cabinets et de 15 au maximum. Il est de 13 pour un ministre délégué et de 8 pour les secrétaires d’Etat.

Ministres délégués

Ils exercent leurs fonctions soit auprès du Premier ministre, soit auprès d’un ministre. Ils sont donc rattachés à un autre membre du gouvernement et reprennent notamment certaines de leurs responsabilités. C’est notamment le cas de Gabriel Attal, chargé des comptes publics en tant que ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique Bruno le Maire ; ou encore le ministre des Transports, Clément Bon, au ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Bechu. Ce rattachement n’est pas anodin et pourrait créer la polémique vis-à-vis du ministre délégué aux Affaires étrangères Jean-François Carrenko, qui était rattaché au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanen.

secrétaires d’état

Ils exercent également leurs fonctions directement auprès du Premier ministre ou du ministre. Cependant, ils se retrouvent autonomes à la tête d’un ministère. Ce n’est pas le cas sous le dernier gouvernement d’Elizabeth Bourne, qui avait elle-même trois secrétaires d’État sous ses ordres : Charlotte Cobell, en charge des enfants ; Hervé Berville, responsable de la mer ; Marlène Schiappa, responsable de l’économie sociale et solidaire et de la vie associative. Contrairement aux autres membres du gouvernement, ils ne sont présents au Conseil des ministres que lorsque l’ordre du jour est lié à leur fonction.

Principalement une différence de protocole

La rémunération n’est pas tout à fait la même, alors que les secrétaires d’Etat toucheront un salaire de 9.629 euros bruts par mois contre 10.135 euros bruts par mois pour les ministres et 15.204 euros pour le président de la république et le premier ministre, comme l’indique le journal Le Figaro. . Cependant, les secrétaires d’État conservent les mêmes avantages matériels que les ministres, comme une voiture de fonction avec chauffeur ou la possibilité de bénéficier d’un logement de fonction.

Selon le site vie-publique.fr, il n’y a pas de hiérarchie juridique entre les membres du gouvernement. Si le Premier ministre dirige l’action du gouvernement, il n’est pas le supérieur hiérarchique des autres membres du gouvernement. Ces titres renvoient donc à l’ordre officiel, qui n’a d’autre usage que symbolique ou honorifique. Selon les observateurs, il est pourtant important. Par exemple, le ministère de la Transition écologique passe de la 5e à la 10e place dans le gouvernement Bourne II, suggérant que la lutte contre le réchauffement climatique n’est plus une urgence pour l’exécutif.