France

deux inculpations suite au décès d’un adolescent dans le Val d’Oise

L’enquête sur la mort d’une adolescente de 13 ans dans un incendie en février à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) a conduit à la mise en examen de deux hommes, le propriétaire et gérant d’un logement insalubre, annoncé le Jeudi 7 juillet le parquet de Pontoise.

Le propriétaire de l’appartement insalubre, spécialement certifié pour “meurtre intentionnel dans des circonstances graves” et “mise en danger intentionnelle de la vie d’autrui”, a été placé en détention provisoire, a précisé le parquet. La deuxième personne chargée de soutirer des loyers aux résidents est soupçonnée d’avoir “soumis plusieurs personnes vulnérables à des conditions de logement indignes”, a ajouté cette source.

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“intoxication par la fumée”

Tout a commencé quatre mois plus tôt, lorsqu’un incendie s’est déclaré en plein jour au troisième étage d’un immeuble de cette ville populaire, au nord de Paris. L’incendie a englouti les appartements voisins avant d’être éteint par les pompiers, mais le corps sans vie de la jeune fille, qui habitait au 8e étage, a été découvert lors de l’évacuation. L’autopsie a conclu que “le décès est survenu des suites de son intoxication par les fumées qui ont envahi les parties communes de l’immeuble”, note le parquet. L’enquête préliminaire a alors localisé l’origine de l’incendie : un appartement composé de chambres où “une vingtaine de résidents bangladais” vivaient depuis au moins 2019, “tous dormant dans des lits doubles, à raison de quatre à six lits dans chacun d’entre eux”. les chambres d’environ 10 m2 et ce contre paiement d’un loyer mensuel de 60 à 80 euros”.

De nombreux appareils électriques – chauffages d’appoint, appareils, chargeurs – présents dans chaque chambre étaient “branchés sur une seule prise murale et situés sous les matelas inflammables”. “Ces conditions de logement caractérisent des conditions de suroccupation et donc de logement indigne”, également “à l’origine de l’incendie mortel”, estime le parquet. “La lutte contre l’hébergement indécent est une priorité d’action pour les services enquêteurs et le parquet de Pontoise, puisque plusieurs communes du ressort sont largement concernées par ce problème d’hébergement contraire à la dignité humaine”, souligne l’at-il.