France

La prudence est recommandée après un accident mortel à Laval

Les experts exhortent les baigneurs à la vigilance dans les piscines suite au décès d’un homme de 41 ans qui s’est cogné la tête lors d’un plongeon mortel dimanche soir à Laval.

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“C’est horrible. On peut appeler ça une peste [parce que] c’est quelque chose qui peut facilement être évité », insiste Jean-François Giger, chef du département de neurochirurgie à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Le médecin avait également deux patients à son étage, âgés de 24 et 50 ans, qui sont tétraplégiques après avoir plongé.

«Quand tu deviens tétraplégique, la vie des gens qui t’entourent et ta vie tu viens de détruire», souligne le Dr Giguère. Vous devriez penser à vous et aux autres avant de plonger. »

Photo d’archive

Raynald Hawkins, Société de sauvetage

Le dernier incident s’est produit vers 18 h dimanche dans une piscine résidentielle de Laval.

Après avoir plongé, un homme se serait cogné la tête au fond de la piscine, selon les premières informations fournies par la police de Laval.

A leur arrivée, les sauveteurs ont effectué des manœuvres, mais en vain. Il a été déclaré mort sur les lieux.

Le drame s’est probablement produit en présence des membres de sa famille. Une enquête est en cours pour clarifier les circonstances entourant le décès.

Répétitif et dangereux

Selon la Société de sauvetage, une dizaine d’incidents de ce type avec blessures ou décès surviennent au Québec chaque année. La majorité des victimes sont des hommes.

“Ce sont des gens qui se retrouvent avec une blessure grave comme une paraplégie ou même une quadriplégie. Cela s’est produit à la fois dans les piscines en eau libre et dans les piscines résidentielles », explique le directeur général de l’entreprise, Raynald Hawkins.

En règle générale, les baigneurs doivent s’assurer que la profondeur de l’enceinte est le double de leur hauteur.

“Chaque année, je vois des jeunes imprudents faire même des sauts périlleux dans les airs pour plonger dans une piscine hors sol”, qui fait en moyenne un peu plus d’un mètre de profondeur, dit M. Hawkins.

la mort ou la souffrance

Jean-François Giger insiste : « Il faut plonger les pieds d’abord quand on est ivre ou qu’on ne sait pas à quelle profondeur c’est, c’est là qu’on va utiliser notre intelligence au lieu de notre courage. »

Ceux qui survivent au choc rachidien peuvent faire face à une longue rééducation, prévient le médecin.

– Avec l’agence QMI

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