Sur le stand à JDDQuentin Bataillon (LREM), l’ancien Premier ministre Manuel Valls ou encore Florence Berthoud (DVD) se demandent si “la majorité est d’accord” avec les propos du ministre.
Des centaines de personnalités de tous horizons, dont la majorité présidentielle, ont condamné les “propos homophobes” de la ministre Caroline Caillot, qui “ont personnellement blessé” de nombreux signataires de cette tribune publiés dans le Journal du Dimanche.
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“Comment accepter les propos tenus par le ministre chargé des collectivités territoriales, à la veille de la fête nationale”, s’interrogent notamment les signataires, parmi lesquels au département politique figurent l’ancien premier ministre Manuel Valls, les députés de la majorité Joël Giraud, David Vallance, Raphaël Gérard, Quentin Bataillon ou encore les maires de Paris Centre Ariel Vail (PS), du 5e arrondissement Florence Berthoud (DVD), du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoq (LR) et du 9e Delphine Burkley (Horizons) ainsi que le premier adjoint au maire de Marseille Michel Rubirola (EELV).
« Propos homophobes »
Caroline Caillot, la ministre des Collectivités territoriales, a suscité cette semaine la polémique en répondant au Sénat des Communes, qui l’interrogeait sur de vieilles déclarations datant de 2013 “sur le mariage pour tous et l’adoption homosexuelle, un caprice nuancé et une réforme de conception contraire à la nature.
Le ministre a d’abord déclaré: «Évidemment, je maintiens mes paroles. Mais j’ai toujours dit que si la loi est votée, je l’appliquerai.” Et d’ajouter : « Cependant, je dois vous dire que j’ai beaucoup d’amis parmi ces gens. Pour être honnête, le procès que je cours est mauvais et m’a beaucoup bouleversé. Face à l’indignation, Caroline Caillot a fait marche arrière jeudi soir dans Le Parisien, rappelant que les propos, qu’elle juge désormais “stupides et maladroits”, “remontent à dix ans”. “Et si je ne peux pas nier les avoir, je ne les utiliserai évidemment plus et je les regrette”, a-t-elle ajouté, en lui offrant “sincères excuses”.
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“La question n’est pas de savoir si cette nouvelle ministre a des amis parmi ces personnes de son entourage, en guise de masque de ses préjugés”, ont écrit les signataires sur la tribune. « Elle a délibérément choisi de tenir des propos homophobes : c’est définitivement répréhensible. Et seul un juge devrait trancher », ont-ils ajouté, alors que plusieurs associations ont annoncé mercredi avoir déposé un recours à Paris.
“En revanche, la question est de savoir si le gouvernement, dans son devoir de solidarité, affirme la position d’un de ses membres et si la majorité rejoint son attitude”, soulignent les participants. “Ses propos ont blessé beaucoup d’entre nous personnellement, mais ils ont surtout sapé nos efforts quotidiens pour imposer les principes républicains sur nos territoires”, soulignent-ils, estimant que les “regrets” de Caroline Caillot n’ont pas “le pouvoir de la sincérité”.
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