France

Le journaliste Gérard Cornelup, 76 ans, décède après un attentat à Lyon

Il a passé sa vie à raconter Lyon et ses secrets. Gérard Cornelup a été agressé en bas de son immeuble à Lyon le 18 juillet. Il est décédé 8 jours plus tard à l’âge de 76 ans. Une chasse aux témoins a été lancée.

Gérard Cornelup, journaliste et historien de 76 ans, a succombé à ses blessures après une attaque dans le hall de son immeuble à Lyon dans le 3e arrondissement.

“Que toute la lumière soit faite sur cette affaire, Gérard ne méritait pas ça…” a commenté Gérald Bouchon, président du groupe Lyon Demain Média.

“Toujours chaleureux, disponible, attentionné et très tolérant… Il m’est arrivé de le rencontrer plusieurs fois par semaine dans la région de Hales. Toujours un échange bienveillant et fraternel…”

Nathalie Perrin Gilbert, Adjointe au Maire de Lyon, Déléguée à la Culture, s’est exprimée au nom de la commune : « Le Maire et les élus du Conseil Municipal de Lyon honorent la mémoire de Gérard Cornelup, Lyonnais remarquable qui a contribué à la gloire de notre ville. ” salua l’élu.

“Gérard Cornelup est décédé des suites d’un attentat dans le hall de son immeuble. Les élus de Lyon se joignent à la douleur de ses proches”, a déclaré Nathalie Perrin Gilbert.

Gérard Cornelup n’a apparemment pas été visé en raison de sa profession, mais plutôt en raison de son âge. Il a été volé dans une poche trouvée quelques rues plus loin.

La police a appelé des témoins pour clarifier l’affaire. Toute personne susceptible d’en savoir plus sur les circonstances de cet attentat du 18 juillet au cours Lafayette 100 est invitée à contacter le 04 72 82 15 05, 04 72 82 16 66 ou 17.

Bibliothécaire de formation, Gérard Cornelup a eu une longue carrière de journaliste, notamment pour Le Progrès et Le Figaro Lyon.

Passionné de musique, il écrit des chroniques musicales pour plusieurs médias.

Auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de Lyon, il était connu pour son goût pour la recherche et l’histoire insolite.

“Je l’ai toujours rencontré dans l’ancienne collection de la Bibliothèque municipale lorsque je préparais ma thèse. C’était un des lieux, un explorateur acharné”, décrit l’historien lyonnais Stéphane Nivet.

“Tous les Lyonnais peuvent pleurer un grand homme, un écrivain éminent, un musicologue célèbre et un historien rigoureux…” commentait avec émotion l’écrivain Jacques Brujas.