À partir de 2021, l’usine devra émettre un maximum de 100 ng/m³, soit 33 fois la norme québécoise (3 ng/m³). Des pourparlers sont en cours pour lui imposer un plafond beaucoup plus strict.
Sous la pression publique, le ministère de l’Environnement veut imposer un nouveau plafond beaucoup plus contraignant à l’entreprise.
Glencore doit dévoiler le mois prochain un plan d’action pour réduire davantage ses émissions de polluants qui causent un risque accru de cancer du poumon à Rouyn-Noranda. L’entreprise a laissé entendre qu’un objectif difficile pourrait l’obliger à investir 500 millions de dollars dans ses installations et a demandé l’aide financière du gouvernement.
Dans une réponse par courriel, le gouvernement Legault a déclaré que l’entreprise nous avait en fait soumis une demande de permis en mai dernier avec une norme de 60 ng/m³. Cependant, ce standard est encore trop élevé pour nous et nous avons demandé à l’entreprise de revenir à la planche à dessin et de nous proposer une solution avec un seuil de propositions plus bas.
Cependant, selon Québec, il n’est pas hors de question de fermer l’usine si l’entreprise ne réussit pas à réduire ses émissions et à se rapprocher de la norme québécoise.
Le Québec n’a pas à payer, disons QS et PQ
Selon la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue Émilise Lessard-Terrien, le gouvernement devrait limiter l’entreprise et ne pas mettre la main à la poche. On parle d’une multinationale étrangère avec des milliards de dollars.
Selon nos informations, le précédent gouvernement de Jean Charest a tenté d’imposer cette norme à la Fonderie Horne avant de céder il y a une quinzaine d’années.
“Il y a des gens qui se couchent avant le discours de l’entreprise. […] Les gouvernements successifs ont choisi de prendre le pas sur les affaires plutôt que sur le bord de la santé publique. »
— Citation d’Émilise Lessard-Terrien, députée Solidarité de Rouyn-Noranda-Témiscamingue
Comme aujourd’hui, au début des années 2000, l’entreprise a fait valoir que les réductions imposées devaient être techniquement possibles et économiquement viables.
En 2006, Horne Foundry a déclaré au gouvernement qu’ils pourraient atteindre 39 ng/m³. On a démontré qu’on pouvait obliger l’entreprise à investir ses propres fonds pour atteindre la norme québécoise, a réagi le porte-parole du Parti québécois pour l’environnement, Sylvain Gaudreau.
“C’est clair qu’il y a une marge de manœuvre. »
— Citation de Sylvain Gaudreault, porte-parole du PQ en environnement
Tous les partis d’opposition exigent que le gouvernement Lego vise un objectif de 3 ng/m³ avec le délai le plus court possible pour l’atteindre.
L’an dernier, la Fonderie Horne a émis en moyenne 87 ng/m³ dans l’air de Rouyn-Noranda.
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