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Visite du pape au Québec : la pandémie ne prend pas de vacances | Coronavirus

À quelques heures de l’arrivée du souverain pontife à Québec, les régies régionales de la santé ont voulu formuler mardi leurs recommandations concernant les événements entourant sa visite.

Le port du masque en respectant la distanciation physique n’est pas possible et l’utilisation de gel désinfectant reste obligatoire.

Bus bondés

Le Dr Jacques Girard, adjoint médical au directeur de santé publique de la Capitale-Nationale, souligne l’importance du masque pour protéger les personnes à risque, notamment dans les foules et dans les transports en commun.

Parce que les bus seront plus bondés que d’habitude, on aimerait que les gens puissent avoir le masque près d’eux et éventuellement le porter si jamais il n’est pas possible d’avoir une certaine distance raisonnable, d’au moins un mètre, a-t-il déclaré dans une entrevue avec radio-canada.

Le Dr Jacques Girard exhorte la population à ne pas prendre à la légère les risques liés à l’épidémie de COVID-19 (archives).

Photo : Radio Canada

Le personnel du CIUSSS de la Capitale-Nationale, assisté de l’Ambulance Saint-Jean, distribuera des masques et du gel antibactérien aux fidèles qui se rendront à la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré à bord de navettes pour assister à la Messe du Pape. Jeudi matin.

La distribution aura lieu dans des kiosques situés à proximité des points d’embarquement des navettes. Cependant, les usagers du Réseau de transport de la Capitale sont invités à apporter leur propre masque et désinfectant.

Les symptômes? Rester à la maison!

En plus de respecter les mesures sanitaires, la santé publique interdit à toute personne infectée par la COVID-19 ou ayant été en contact étroit avec un malade de rester à son domicile.

J’invite tous les participants à être très responsables. Seules les personnes asymptomatiques, sans contact avec un cas ou dont le test n’est pas positif devraient être autorisées à se rendre dans les lieux de rassemblement intérieurs et extérieurs, insiste le Dr Girard.

La participation de 40 000 personnes à un congrès religieux tenu à Victoryville en septembre 1918 est maintenant considérée comme un vecteur majeur de propagation de la grippe espagnole au Québec (archives).

Photo : AP Photo/Musée national de la santé

Au moment où les infections et les hospitalisations dues au coronavirus demeurent élevées au Québec, la santé publique régionale veut que la population soit consciente que le virus continue de circuler.

Il s’agit vraiment de faire prendre conscience aux gens que nous sommes toujours dans une pandémie. Alors, pour ne pas minimiser ce qui se passe, puisque la situation épidémiologique dans notre région est très évocatrice, justement d’une augmentation des nouveaux cas, précise Jacques Girard.

Il mentionne que les événements publics entourant la visite du pape sont susceptibles d’attirer des participants de différentes générations, dont celle particulièrement touchée par le COVID en termes de complications.

Foule intergénérationnelle

C’est certain que chaque rassemblement apporte évidemment son lot de contacts, alors c’est certain qu’on y pense. D’ailleurs, c’est pourquoi nous avons parlé aux médias ce matin car la participation à cet événement sera de nature intergénérationnelle, donc [il y aura] certainement beaucoup de personnes de 60 ans et plus, estime l’assistante médicale du directeur de la santé publique.

Mardi, les autorités sanitaires ont signalé 62 nouvelles hospitalisations liées à la COVID-19 au Québec.

Il y a également eu 15 décès supplémentaires attribués au virus.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier