France

le parquet demande que les parents soient remis à un tribunal d’instance

Le parquet de Blois a requis le renvoi devant le tribunal pour meurtre aggravé et complicité de meurtre aggravé, des parents d’une fillette de 4 ans retrouvée morte et mutilée en 1987 sur le bord de l’autoroute A10, a-t-il annoncé vendredi 29 juillet. .

“Le procureur estime que l’enquête puis l’information judiciaire ont permis de caractériser et de préserver, aux dépens des deux prévenus, ce crime, qui mérite un débat public et polémique devant la juridiction d’affectation du département et pour lequel une condamnation à perpétuité a été prononcée. “, a écrit le procureur Frédéric Chevalier dans un communiqué. Si l’enquêteur décide de se plier à ces exigences, “une audience sera possible en 2023, à condition qu’il y ait appel”, soit 36 ​​ans après les faits, a précisé le magistrat.

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échantillon d’ADN

Les enquêteurs avaient retracé les parents, jusqu’alors inconnus, de la petite Inas, surnommée “La petite martyre de l’A10”, grâce à un échantillon ADN prélevé sur son frère, arrêté en 2016 dans une affaire de maltraitance. Après comparaison avec le Fichier National Automatisé ADN (FNAEG) une concordance a été révélée avec des traces ADN sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l’enfant lors de sa découverte le 11 août 1987 dans un fossé d’autoroute à Suèvres (Loir- et-Cher) par deux salariés de la société Cofiroute. Grâce à l’ADN du frère, les enquêteurs ont pu identifier et retrouver les parents, un couple marocain d’une soixantaine d’années qui avait sept enfants.

Les parents ont été inculpés en juin 2018 de meurtre, recel de cadavre et maltraitance habituelle sur mineur de moins de 15 ans. Les “délits connexes” de recel de cadavre et de violences d’usage “sont prescrits”, “des requêtes en prescription de l’action publique et en non-lieu ont été prises”, a précisé le procureur. Le juge chargé de l’affaire a notifié au procureur, ainsi qu’aux avocats des parties civiles et des prévenus, la fin de l’enquête le 10 juin, précise le communiqué. Les avocats peuvent toujours présenter des observations au juge avant que celui-ci ne décide s’il y a lieu de porter plainte contre les parents de la fille.

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