Une explosion a retenti dans l’ancien seuil haut Seveso, avec de la poudrerie, mercredi 3 août, en début d’après-midi et a été suivie d’un incendie, rapporte France Bleu Périgord. Huit ouvriers de l’usine ont été blessés, dont un grièvement aux membres inférieurs. Ce dernier a été évacué par hélicoptère en urgence vers Bordeaux. Le plan blanc a été activé pour faciliter la prise en charge des blessés.
L’ensemble du site a été évacué. Les secours sont sur place : 61 pompiers, 20 policiers et deux hélicoptères du SAMU ont été mobilisés. Les autorités demandent aux habitants d’éviter le secteur, mais l’incendie est désormais maîtrisé.
L’usine Manuco, qui emploie 80 personnes sur le site d’Eurenco, dont elle est une filiale, produit de la nitrocellulose entrant dans la composition de poudres pour armes militaires, de tir sportif ou de dynamite. un bâtiment près de l’arrêt”, a déclaré à franceinfo le sous-préfet de la Dordogne, Jean-Charles Jobart.
Un périmètre de sécurité “extrêmement large” a alors été mis en place au cas où d’autres explosions se produiraient. “Cela aurait pu être beaucoup plus grave”, a ajouté le sous-préfet, expliquant que le bâtiment touché par l’explosion contenait moins d’une tonne de nitrocellulose. Le risque de toxicité est également faible, selon la préfecture de la Dordogne, car “une fois que la nitrocellulose a explosé, il ne se passe plus rien”.
Le feu est désormais maîtrisé, a annoncé le sous-préfet, qui s’est voulu rassurant. “Il ne devrait pas y avoir d’autres risques.” Le site est classé Seveso en “seuil haut” pour “risques d’incendie et de toxicité”, “stockage” et “travail avec des produits explosifs et acides”, selon un document de la préfecture de la Dordogne.
Une enquête sur les accidents du travail est en cours, indique le parquet de Bergerac. Il devra, entre autres, établir la cause de l’accident. “S’il y a eu des pannes ou des erreurs techniques : il faudra les réparer”, conclut le sous-préfet.
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