Le béluga, retrouvé dans la Seine, a dû être placé dans des bassins d’eau de mer pour être traité à Wistream en Normandie avant d’être relâché en pleine mer. Il devait être euthanasié mercredi 10 août.
Une fin tragique pour le béluga qui errait sur la Seine. Le béluga a dû être acheminé par camion jusqu’à Wistream, dans le Calvados, pour y être traité dans des cuves d’eau de mer avant d’être relâché dans l’océan. Tout ne s’est pas déroulé comme prévu pour l’animal décédé le mercredi 10 août. Une explication de son euthanasie lors du transfert.
L’opération de sauvetage a commencé à 21 heures.
L’opération a commencé vers 21h00 à cette écluse sur le Jur. L’animal a été sorti de l’eau vers 5 heures du matin mercredi 10 août. Le sauvetage était en route.
Le béluga a été retiré de l’eau après de nombreuses heures de préparation et d’efforts. Félicitations aux équipes participantes pour avoir relevé ce défi, les premiers examens médicaux ont été effectués, les résultats seront annoncés prochainement. Maintenant, le béluga prendra la route vers Wistream. pic.twitter.com/Vc8aBMKf6r
— Sea Shepherd France (@SeaShepherdFran) 10 août 2022
A sa sortie de l’eau, les vétérinaires ont pu faire quelques analyses sur l’état de l’animal. Le cétacé, un mâle, n’a montré “aucune maladie infectieuse” mais avait “plus d’activité digestive”, a indiqué Sea Shepherd sur son compte Twitter. L’origine du problème était inconnue.
Le béluga est un mâle qui n’a pas de maladie infectieuse, mais n’a plus d’activité digestive, ce qui explique qu’il ne mange plus. Les vétérinaires tenteront de rétablir la digestion même si l’origine du problème est actuellement inconnue.
— Sea Shepherd France (@SeaShepherdFran) 10 août 2022
Une autopsie a été pratiquée avant l’euthanasie
Le béluga est arrivé mercredi 10 août à 10h30 au Bureau d’Inspection Vétérinaire et Phytosanitaire aux Frontières (SIVEP) de Wistream. Il a dû y effectuer un examen vétérinaire pour décider de son transfert à Wistream Lock.
“La décision a été prise collectivement, avec les six vétérinaires, de l’euthanasier”, a indiqué la préfecture du Calvados dans un communiqué. Dans une vidéo postée sur Twitter, la colonel vétérinaire du Sdis 91 Florence Ollivet Courtois explique que « les vétérinaires ont observé pendant le voyage une détérioration de son état et de ses activités respiratoires. On a pu voir que l’animal était en anoxie (diminution de la quantité d’oxygène), donc insuffisamment ventilé. Sa souffrance était évidente”. L’animal ne s’était jamais nourri dans la Seine.
Une autopsie est en attente
La “condition musculaire” de l’animal était “déficiente”, ce qui provoquait des difficultés respiratoires. L’autopsie de l’animal sera réalisée par les services de l’Etat (organisme PELAGIS).
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