Fiona P., directrice adjointe du camp Vacances pour tous du 16, se dit traumatisée, comme ses collègues animateurs, par les incidents survenus au Centre Charente Altitude de Saint-Lary la semaine dernière.
« Ce séjour a été désastreux. Tout s’est mal passé de A à Z. » Fiona P., directrice adjointe du camp Vacances pour tous du 16, un séjour initialement organisé du 2 au 16 août et écourté par la Fédération des Oeuvres Laïques de Charente (FCOL) au centre d’altitude de la Charente à Saint-Lary, irrécupérable.
Selon elle, la situation qu’elle a vécue lors de ce séjour, qui s’est terminé après plusieurs incidents disciplinaires et le rapatriement de l’ensemble des 87 enfants d’Occitanie et de Charente, était bien plus dramatique qu’elle n’a été présentée à sa direction.
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“Nous n’étions pas dans la violence, nous étions dans une violence extrême. “Si elle a quitté le séjour le samedi 6 août pour des raisons familiales et n’était pas présente lorsque des fauteurs de trouble ont attaqué une autre pièce dans la nuit de samedi à dimanche, elle assure que ses collègues animateurs ont été agressés physiquement par les enfants agressifs âgés de 11-13 ans.
« Contrairement à ce qui a été dit, les Destroyers ne sont pas seulement originaires de la région Occitanie. C’était la moitié », dit-elle. “Dès la première nuit, il y a eu des insultes, des menaces de mort, des coups de poing… Moi, qui suis un hôte professionnel, je n’ai jamais rien vu de tel. Selon elle, la situation ne peut être gérée par une équipe trop inexpérimentée pour affronter un public aussi difficile.
Erreur de casting ?
« Sur les douze animateurs que nous avions, seuls cinq étaient diplômés du Bafa, cinq étaient des stagiaires du Bafa et deux n’étaient pas diplômés. Si les quotas réglementaires auxquels sont soumis les organisateurs de colonies de vacances sont encore bien respectés dans ce cas particulier, Fiona reproche à sa direction (FCOL) un recrutement inapproprié.
« Il n’y avait que trois hommes dans l’équipe. Les autres étaient des jeunes femmes de 18 ans inexpérimentées devant lesquelles les garçons iraient jusqu’à faire semblant ou se masturber, et qui sont aujourd’hui traumatisées par cette première expérience de coaching. »
Tentative de suicide?
Pourtant, selon Fiona, l’agressivité des enfants a même poussé une fillette de 10 ans à tenter de se suicider vendredi soir avec une ceinture. Des faits nuancés par la directrice de la colonie Konstantina Moshu.
« Cette enfant était dérangée par d’autres petites filles dans sa chambre. Elle prit une ceinture et la noua autour de son cou. Sa famille d’accueil a été prévenue et nous a dit qu’elle le faisait régulièrement. Elle a été rapatriée le lendemain. Mais cela n’a absolument rien à voir avec les événements endeuillés. J’ai aussi signalé le problème à la Maison des enfants », raconte-t-elle.
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