Le changement climatique pourrait exacerber plus de la moitié des maladies infectieuses avec lesquelles les gens entrent en contact dans le monde, des virus courants aux maladies mortelles comme la peste, selon une étude.
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Sur 375 maladies humaines, 218 d’entre elles, soit 58%, pourraient être affectées par le changement climatique, révèle mardi une étude du média indépendant australien The Conversation.
Les inondations, par exemple, peuvent propager l’hépatite. La hausse des températures peut prolonger la durée de vie des moustiques porteurs du paludisme. Les sécheresses peuvent amener des rongeurs infectés par l’hantavirus dans les communautés alors qu’ils recherchent de la nourriture.
Étant donné que le changement climatique affecte plus de 1 000 voies de transmission, l’étude conclut que s’attendre à ce que les sociétés s’adaptent avec succès à chacune d’elles n’est pas une option réaliste.
“Le monde devra réduire les émissions de gaz à effet de serre qui entraînent le changement climatique pour réduire ces risques”, affirme The Conversation.
Se concentrer sur 10 aléas liés au climat associés à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre : réchauffement climatique, vagues de chaleur, sécheresse, incendies de forêt, fortes pluies, inondations, tempêtes, élévation du niveau de la mer, réchauffement des océans et changement de la couverture terrestre ; les chercheurs ont énuméré des études axées sur des observations précises et quantifiables de cas de maladies humaines associées à ces dangers.
Au total, pas moins de 77 000 articles scientifiques ont été passés en revue. Parmi ceux-ci, 830 articles présentaient un aléa climatique affectant une maladie spécifique à un endroit et/ou à un moment précis, ce qui a permis à l’équipe de recherche de créer une base de données sur les aléas climatiques, les voies de transmission, les agents pathogènes et les maladies. Une carte interactive de chaque voie danger-agent pathogène est disponible en ligne.
Le plus grand nombre de maladies exacerbées par le changement climatique impliquent la transmission par des animaux, tels que les moustiques, les chauves-souris ou les rongeurs.
Les catastrophes climatiques peuvent également modifier le comportement humain de manière à augmenter le risque d’exposition à des agents pathogènes. Par exemple, pendant les vagues de chaleur, les gens passent souvent plus de temps dans l’eau, ce qui peut entraîner une augmentation des épidémies de maladies d’origine hydrique.
Dans certains cas, les risques liés au climat peuvent augmenter la capacité des agents pathogènes à provoquer des maladies graves chez l’homme.
Par exemple, l’eau stagnante laissée après de fortes pluies et des inondations peut être un terrain fertile pour les moustiques, entraînant une transmission accrue de maladies telles que la fièvre jaune, la dengue ou le paludisme.
Des études montrent que la hausse des températures peut également aider les virus à devenir plus résistants à la chaleur, ce qui entraîne une augmentation de la gravité de la maladie à mesure que les agents pathogènes deviennent plus aptes à s’adapter à la fièvre dans le corps.
Selon les chercheurs, l’humanité devra limiter les émissions de gaz à effet de serre anthropiques qui alimentent le réchauffement climatique, seule solution pour réduire ce risque d’aggravation des maladies.
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