Des militants séparatistes ont collé des autocollants “stop” sur plusieurs panneaux d’arrêt dans la ville de Mont-Royal pour les franciser le week-end dernier.
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Lors du passage du journal dans la ville bilingue située sur l’île de Montréal, un employé municipal, découragé, s’affairait à retirer tous les autocollants qui se trouvaient sur les panneaux d’un secteur.
Il a ensuite supprimé plus d’une douzaine de panneaux d’arrêt qui avaient été affichés dans la partie sud de la ville de 20 000 habitants.
Selon des photos diffusées sur les réseaux sociaux, au moins trois hommes d’un collectif appelé le New Union ont été impliqués dans l’opération, qui s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche.
mouvement d’indépendance
“Panneau stop […] est une preuve tangible et vivante de la langue d’usage d’une communauté, un témoignage politique, une signature visuelle d’attachement à la majorité ou de rejet de celle-ci », le groupe, qui se présente comme un mouvement de jeunesse en faveur de l’indépendance et du nationalisme, expliqué sur ses réseaux sociaux.
Le Service de police de Montréal a confirmé qu’il n’avait pas ouvert d’enquête sur ces événements.
“Nous n’avons pas déposé de plainte auprès de la police, préférant intervenir rapidement de notre côté sans attendre l’intervention de la police, ce qui n’aurait très probablement abouti à rien”, a déclaré la directrice générale de Mount Royal City, Ava L. Koch.
Juridique
En maintenant ces panneaux d’arrêt, la Ville de Mont-Royal ne commet toutefois aucune infraction linguistique.
En effet, l’Office québécois de la langue française accepte à la fois les versions française et anglaise du fameux panneau rouge, cette dernière étant considérée comme une convention internationale.
La réglementation québécoise en matière de signalisation routière permet également leur utilisation.
« Si les appellations ‘Arrêt’ et ‘Stop’ sont égales et équivalentes, pourquoi ne pas revenir à l’ancienne, comme le font la majorité des municipalités québécoises ? écrit le collectif Nouvelle Alliance.
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