France

Les Bleus ont battu la République tchèque en éliminatoires de la Coupe du monde

Dans une Accor Arena quasi comble à Paris-Bercy, les Bleus se sont imposés gros face à la République tchèque mercredi soir (95-60). Mais ils ont eu peur. Notamment parce qu’ils n’ont pas su renoncer, malgré les mises en garde de leur entraîneur Vincent Collet, à leur fâcheuse tendance à jouer avec les diesels depuis le début de la préparation. Cette fois, la rencontre n’était pas amicale car elle a donné le coup d’envoi du deuxième tour de qualification pour la Coupe du monde 2023.

Les Bleus ont pris les devants à la pause

Devant leur public, l’équipe de France a tout de même terminé par une victoire, largement à égalité, face à un rival, certes privé de son maître à jouer, Thomas Satoranski (cheville), et finalement dépassé par les qualités de l’athlétisme tricolore.

Menés 2-10 à trois minutes de la fin, puis 25-37 en fin de deuxième quart-temps, rien n’indiquait un tel revirement. Car les hommes de Vincent Collet ont longtemps peiné à libérer leur jeu, dépendant de Gershon Yabusele (12 points à la pause, 16 à la fin, son record en bleu).

Une seconde mi-temps à sens unique

Revenus à quatre points à la pause (38-42, 20-a), les Bleus ont très franchement accéléré après un sursaut d’orgueil. Rudy Gobert et Evan Fournier ont finalement trouvé des solutions offensives, tandis que Timote Luwavu-Cabarro, plombé par les erreurs, a cloué des paniers et de bonnes lectures de jeu (16 points, un record personnel également en sélection).

Une fois à l’abri (73-53, 32e), les Français ont continué à presser avec les joueurs du banc, permettant un bel aperçu de l’alignement dans une belle ambiance et quelques actions spectaculaires.

Tarpy est toujours visible

Si le retour d’Andrew Albisi dans l’effectif obligera Vincent Collet à faire un choix d’ici le début de l’Euro (1er septembre), il est encore temps de marquer des points pour ceux dont la place n’est pas assurée.

Le Mansais Terry Tarpey, qui en fait partie, a fait preuve d’une agressivité et d’une frappe défensive exemplaires, comme en témoigne son impressionnant début de troisième quart-temps, notamment en défense contre les tirs (1 interception et 3 contres sur la seule période). Décisif pour changer le ton du match, au retour des vestiaires.

Avant de se rendre à Cologne (Allemagne) pour le coup d’envoi de l’EuroBasket contre les Allemands, la France se rendra en Bosnie pour disputer samedi (20h00) son deuxième match de cette fenêtre internationale. L’occasion de se rapprocher un peu plus des qualifications, mais surtout de faire les derniers réglages et les derniers choix avant le grand rendez-vous de la fin de l’été.