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Contre-attaque des pro-trams | La Gazette de Québec

Les citoyens veulent briser le discours contre le tramway, qui occupe une place démesurée à leurs yeux, et lancer leur propre mouvement en faveur du mégaprojet de transport structurant au Québec.

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Surnommé Québec veut son propre tramway, le groupe citoyen a lancé sa campagne et distribué ses premières affiches mercredi à Montcalm.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUÉBEC

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Selon l’une des initiatrices, Nora Loreto, l’initiative est en quelque sorte une réponse au mouvement Québec mérite mieux, qui est allé en justice pour arrêter les travaux sur la ligne de tramway et dont les propres enseignes sont bien visibles sur plusieurs pelouses résidentielles.

« Nous avons eu quelques bons mois (sic) non stop [à] entendre des anti-trams. […] C’est important pour nous de dire, ‘hé, nous vivons ici, c’est quelque chose qui va nous affecter directement, et nous voulons montrer notre soutien’ », dit-elle.

Faits

Mère de deux jeunes enfants, cette écrivaine et militante ontarienne vit à Québec avec son conjoint depuis 2012. Le couple, qui demeure sur René-Lévesque, sera à la pointe du travail, mais estime que le jeu en vaut la chandelle a vécu à Toronto lors de la reconstruction de la ligne de tramway St. Claire.

Elle nous invite à ne pas prendre la réalisation du projet pour acquise et à nous battre pour cela, car « nous savons qu’il y a des gens en politique qui sont contre ce projet ».

Les arguments des opposants au tramway sur la perte d’arbres ou le risque de « dégradation » des quartiers ne tiennent pas la route selon le citoyen, qui va jusqu’à qualifier leur poursuite de « gaspillage d’argent ».

” Il faut qu’on parle [des] faits et de sortir de la logique de [dire] “on va couper tous les arbres” parce que ce n’est pas ça. C’est beaucoup plus important qu’un arbre ici, un arbre là, surtout si nous allons planter 20 arbres pour chaque arbre que nous abattons », dit-elle.

La banlieue aussi

Une quarantaine de citoyens se sont mobilisés pour l’occasion, ainsi que des élus municipaux et des candidats aux élections provinciales. Des habitants du centre-ville mais aussi des banlieues proches sont venus récupérer leur badge vert et décrire comment le futur réseau structurant va leur simplifier, selon eux, la vie.

Commerçant de Saint-Roch et habitant de Beauport, Éric Courtemanche-Baril croit fermement que le tramway rendra la ville plus attrayante pour la main-d’œuvre, en plus de la possibilité de détourner les autobus vers les secteurs périphériques.

“J’ai été touché par le travail pendant deux ans [préparatoires dans le secteur Dorchester]mais ça n’a pas d’importance parce que je ne peux pas attendre 2028 [cible pour l’inauguration du tramway, NDLR] », raconte la propriétaire du Marché Tradition et de la boutique Accro, qui a aussi postulé pour Québec forte et fier l’an dernier.

À ce jour, une soixantaine d’affiches « Québec veut son tramway » ont trouvé preneur au prix de 5 $. Le groupe s’attend à la livraison de 500 affiches supplémentaires la semaine prochaine.

Citoyens et élus derrière le projet

“On en parle depuis plus de 10 ans, pendant tout ce temps il y a eu des rebondissements. Voilà, cela devrait arrêter ce taponage. Donnez-nous le tram, il nous conduit ! — Serge Roy, résident de Saint-Jean-Baptiste

« Aux heures de pointe, il y a des files de bus qui se succèdent [derrière les autres], qui nuisent les uns aux autres et aux automobilistes. Je ne comprends pas les conducteurs qui sont contre les transports en commun. — Nicolas Saucier, enseignant et résident de Saint-Roch

“Pour moi, le tram est un mouvement d’avenir. C’est surtout pour la qualité de vie de mes enfants. Je trouve cela essentiel. — Amy Dawson, mère de deux petites filles à Saint Jean Baptiste

“Pour changer un peu le récit et promouvoir des messages positifs autour du projet, je pense que c’est une très bonne idée. — Melissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale (Québec fort et fier)

“D’un point de vue politique, nous faisons de notre mieux pour dissiper les mythes et informer les gens, mais quand il y a une mobilisation civile qui peut dire absolument n’importe quoi et inventer et propager ces mythes, c’est difficile. [de] je réussis [la] désinformation. — Jackie Smith, responsable de Transition Québec

« J’ai acheté ma maison en 2019 car le tram partait du secteur Le Gendre où j’habite. […] La première station est à 220 mètres de ma porte, donc pour moi c’est autant une question de qualité de vie que de voiture que nous laissons derrière nous. — Jean-Luc Lavois, citoyen et ancien candidat pour un Québec fort et fier