Le chef de l’Etat terminera sa visite en retournant dans la capitale pour signer ce traité.
Le président français Emmanuel Macron a appelé vendredi 26 août à un “partenariat renouvelé” basé sur la jeunesse, la diaspora et l’innovation pour donner un nouveau départ à “l’histoire d’amour” qui lie la France à l’Algérie, au deuxième jour de sa visite officielle. dans ce pays.
Devant la communauté française d’Algérie, il a annoncé avec surprise qu’il reviendrait après Oran dans la capitale samedi pour “signer une déclaration commune” avec son collègue Abdelmajid Tebboon. Selon l’Elysée, il s’agira d’un “partenariat renouvelé, concret et ambitieux”.
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Avec l’Algérie, c’est « une histoire qui n’a jamais été simple. Mais qui est et restera parce que nous le voulons, une histoire de respect, d’amitié et, oserais-je le dire, d’amour”, a déclaré Emmanuel Macron, décrivant un partenariat développé “dans l’enthousiasme du moment”, lors de multiples entretiens jeudi avec Abdelmajid Tebun et ses ministres. Ce sera “un nouveau partenariat pour et par la jeunesse”, a attendu le président français, après avoir déjà annoncé l’accueil de 8.000 étudiants algériens supplémentaires cette année en France, qui rejoindront un contingent annuel de 30.000 jeunes.
Outre le dossier mémoriel entourant la colonisation française de l’Algérie (1830-1962), cette question a empoisonné les relations bilatérales lorsque Paris a décidé à l’automne 2021 de diviser par deux le nombre de visas accordés à l’Algérie, jugé insuffisant. citoyens expulsés de France.
“Pas de tabous” et pas d’excuses
Emmanuel Macron a déclaré avoir discuté de la question avec Abdelmadjid Tebboun “jusqu’à minuit”. Tous deux ont exhorté leurs ministres à faire avancer le dossier “dans les semaines à venir”. Il s’agira de lutter contre l’immigration clandestine, mais en même temps d’assouplir les procédures pour “les familles à double nationalité, les artistes, les sportifs, les entrepreneurs et les hommes politiques qui entretiennent des relations bilatérales”.
Après une rencontre avec de jeunes entrepreneurs, Emmanuel Macron a souligné que la diaspora algérienne souvent polyglotte et les jeunes des deux rives de la Méditerranée sont une “chance” pour les deux pays. Paris veut aider la “formation des jeunes” algérienne avec la création de l’Ecole 42, une formation au codage ouverte aux étudiants déjà installés en France. De plus, un incubateur commun de start-up travaillant dans le numérique sera créé.
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Dans la matinée, après avoir visité le cimetière européen Saint-Eugène, le principal d’Algérie pendant la colonisation, Emmanuel Macron a surtout abordé le délicat dossier mémoriel, au cœur du grave contentieux à l’automne avec l’Algérie. Scellant jeudi la réconciliation bilatérale, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une commission mixte d’historiens “pour examiner ensemble cette période historique” du début de la colonisation (1830) à la fin de la guerre d’indépendance (1962), “sans tabous et avec pleine ouverture des archives”.
Nul doute cependant que la France présentera des excuses, même si l’on attend beaucoup de l’Algérie, a rappelé Emmanuel Macron. « J’entends souvent qu’en matière de mémoire nous sommes constamment appelés à choisir entre l’orgueil et le repentir. Je veux la vérité, la reconnaissance (parce que) sinon on n’avancera jamais”, a déclaré vendredi Emmanuel Macron. Il a ajouté qu’un match de football amical “serait une bonne chose pour se débarrasser du passé”.
Gaz et diplomatie
Exhorté avant son arrivée à “ne pas cacher” en Algérie la “dégradation des droits de l’homme dans le pays”, Emmanuel Macron a assuré avoir évoqué le sujet avec le président Tebboune “avec une grande liberté”. Emmanuel Macron a indiqué qu’il parlait de “cas que nous connaissons” et a appelé à “la transparence, les libertés politiques et leur respect”. “Je sais qu’il est sensible au fait (..) d’être attaché à lui. Ces affaires seront réglées dans le plein respect de la souveraineté de l’Algérie”, a assuré Emmanuel Macron.
Sur le gaz algérien, qui suscite toutes les convoitises, Emmanuel Macron s’est défendu d’être « allé à Canossa », c’est-à-dire qu’il mendiait depuis l’Algérie, soulignant le faible poids du gaz dans le mix énergétique français (environ 20 %). Il a “remercié l’Algérie” d’avoir augmenté son approvisionnement via le gazoduc Transmed vers l’Italie, permettant “d’améliorer la diversification de l’Europe”, jusque-là trop dépendante du gaz russe. Il a également appelé à “renforcer le partenariat avec l’Algérie” dans la lutte contre la menace jihadiste au Sahel, notamment pour “éviter le foisonnement de mercenaires dans la région, notamment ceux de Wagner”.
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Ce groupe privé russe est actif au Mali, où l’armée française s’est récemment retirée. La Russie est un allié traditionnel de l’Algérie, fournissant la plupart de ses armes. Après s’être rendu dans la soirée à la Grande Mosquée d’Alger, Emmanuel Macron se rendra à Oran, ville occidentale connue pour sa liberté d’esprit et sa créativité, où il rencontrera samedi de jeunes artistes et sportifs. Il visitera également la boutique du célèbre label de musique Raï Disco Maghreb, relooké par le DJ français Snake.
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