Contrairement aux craintes d’une partie du monde médical, la pandémie de coronavirus n’a pas augmenté le nombre de suicides, selon l’observatoire national dédié à l’étude de ce phénomène. Sauf pour les jeunes femmes et les adolescents.
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Publié le 06/09/2022 06:19 Mis à jour le 06/09/2022 06:21
Temps de lecture : 1 mn.
Avec la crise du Covid-19, certains professionnels de santé ont prédit une “épidémie de suicide” en France. Au final, ce n’est rien. Selon les données de l’Observatoire national du suicide, entre janvier 2020 et avril 2021, 11 200 personnes se sont suicidées. Un nombre légèrement inférieur à la moyenne annuelle constatée entre 2015 et 2019.
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Lors de la première restriction, du 17 mars au 11 mai 2020, le nombre de décès en France a baissé de 20 %, et lors de la seconde restriction, du 30 octobre au 15 décembre 2020. Durant ces deux périodes, la proportion de suicides diminue également. Comment puis-je l’expliquer? Selon l’Observatoire du suicide – dont la mission est de produire des chiffres mais aussi de promouvoir la recherche sur ce phénomène – le chagrin a pu être apaisé par le sentiment que cette épreuve, cette crise, n’était pas individuelle mais collective. Le système de soins psychiatriques a également pu être flexible et les familles ont pu mieux prendre en charge les personnes à risque.
La crise du Covid-19 n’a pas brisé la tendance observée depuis le milieu des années 1980 : la diminution du nombre de personnes qui ont mis fin à leurs jours. En revanche, les tentatives de suicide et les suicides continuent d’augmenter dans une catégorie de la population : les adolescentes et les jeunes femmes. Ceci est d’autant plus visible lorsqu’ils sont issus des milieux les plus pauvres.
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