Le tribunal administratif de Montreux (Seine-Saint-Denis) a annulé jeudi 8 septembre l’élection de l’ancien député et chef de l’UDI Jean-Christophe Lagarde comme député au conseil communal de Drancy, où il veut siéger après sa défaite aux élections législatives. Les deux tentatives de Jean-Christophe Lagarde, 54 ans, pour être élu 11e adjoint au maire de la ville, son épouse Aude Lagarde, se sont pour l’instant soldées par un échec en raison d’irrégularités.
A l’issue d’une audience mercredi, le tribunal administratif de Montreux a estimé que les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections n’étaient pas conformes. Lors du conseil municipal du 7 juillet, la démission du député auquel Jean-Christophe Lagarde veut succéder n’a pas été enregistrée par les bureaux de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Le 14 juillet, lors d’un deuxième conseil convoqué en urgence avant les vacances d’été, la procédure n’a pas non plus été menée dans les règles. Il s’agit de “l’impossibilité pour le conseil municipal d’organiser un nouveau scrutin après l’annonce des résultats des élections du 7 juillet”, a jugé le tribunal.
“Un peu dictatorial”
Il est clair que Jean-Christophe Lagarde aurait dû démissionner avant qu’une nouvelle élection puisse avoir lieu, selon l’élu dranceen Hassen Chibane, farouche opposant à M. Lagarde, à l’initiative de l’appel. “Je me réjouis de cette décision qui met l’accent sur l’opportunité de la manœuvre et sur le côté un peu dictatorial du “fais ce que je veux, comme je veux”. Il y a des règles”, a-t-il répondu. Il confirme que le retour de l’ancien député à la direction de Drancy (72.000 habitants), ville qu’il a dirigée de 2001 à 2017 et sur laquelle il a toujours veillé, a pour seul but de “lui offrir un vrai parachute doré”. Contacté par l’AFP, Jean-Christophe Lagarde était indisponible jeudi soir.
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Près de deux mois après sa défaite aux législatives dans son fief de la cinquième circonscription du département, face à l’Insoumise Raquel Garrido (Nupes), Jean-Christophe se retrouve lui aussi en pleine tempête judiciaire. L’un de ses anciens assistants a été inculpé jeudi dans l’enquête sur les fausses allégations de Point selon lesquelles il aurait ciblé les députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbiere pendant la campagne.
Placé en garde à vue mercredi, Jean-Christophe Lagarde est reparti libre sans poursuites à ce stade. Par ailleurs, le président de l’UDI devra comparaître le 3 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris avec sa belle-mère, soupçonnée de lui avoir fourni un emploi fictif d’assistante parlementaire.
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