Par Barbara Lefebvre
Publié hier à 17:07, Mis à jour hier à 17:34
« Depuis les années 1990, les politiques, malgré les lanceurs d’alerte, n’ont pas agi alors qu’ils disposaient de leviers puissants. FRÉDÉRIC FLORIN / AFP
FIGAROVOX/TRIBUNA – L’hebdomadaire L’Express vient de révéler l’existence d’une note de service de la fonction publique, provoquant une mobilisation de la sphère islamiste sur les réseaux sociaux, visant la laïcité à l’école. Barbara Lefebvre y voit une conséquence logique de l’inaction de l’État à combattre les tenants de cette idéologie.
Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, est l’auteur de Génération j’ai le droit (éditions Albin Michel, 2018).
Désespéré. Voilà le seul mot qui convient pour commenter chaleureusement la note de service du CIPDR (Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation) envoyée en interne le 27 août et qui vient d’être “fuite” dans l’hebdomadaire L’Express. Elle fait état d’une nouvelle offensive des mouvements Frères et salafistes pour déstabiliser les écoles publiques en incitant les élèves via les réseaux sociaux tels que TikTok et Twitter à porter des vêtements religieux (hijab en classe ou lors des sorties scolaires, burkinis dans les cours de natation) ou en imposant un certain nombre de tenues religieuses. pratiques au sein des établissements d’enseignement (prières, jeûne collectif, extorsion d’étudiants musulmans « non conformes »). Certains médias s’affolent, titrent par exemple avec une fausse naïveté : “L’école : la laïcité en danger ?”, comme si la réponse…
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