France

La CGT quitte la table des négociations et dénonce la “mascarade”

Il s’agissait des premières discussions depuis que la CGT avait lancé le 27 septembre la grève qui bloquait les raffineries et les dépôts de carburant de TotalEnergies en France.

Après environ six heures de réunions, les négociateurs CGT ont débrayé jeudi soir vers 2 heures du matin des premiers pourparlers entre syndicats et direction de TotalEnergies depuis le début de la grève des raffineries, mécontents des propositions d’augmentation des salaires du groupe pétrolier.

“Les propositions qui sont sur la table sont largement insuffisantes”, a déclaré Alexis Antonioli, secrétaire général CGT de la plateforme TotalEnergies Normandie, dénonçant la “mascarade”.

Le négociateur a laissé entendre que les syndicats réformistes (CFE-CGC et CFDT) signeraient en revanche un accord : “Nous croyons fermement qu’il y a des syndicats qui n’appellent pas à la grève qui vont signer cet accord en espérant mettre fin au mouvement .” “

Un geste “décisif”

Il a évoqué un “scénario similaire à Exxon”, l’autre groupe pétrolier touché par une grève dans ses deux raffineries françaises, et où les deux grands syndicats ont signé un accord avec la direction, sans la CGT.

Mais selon eux, les grévistes des sites TotalEnergies n’accepteront pas lors du vote de vendredi la proposition TotalEnergies, c’est-à-dire. une majoration totale de 5% avec un minimum de majoration de 2000 euros. La CGT dit avoir fait une contre-offre, qu’elle n’a pas divulguée.

“Ces syndicats qui viendront signer un accord de concession ne changeront rien à la mobilisation, ne changeront rien à l’état d’esprit et à la détermination des grévistes”, a prédit Alexis Antonioli avant de quitter l’esplanade pour aller dormir.

Les deux négociateurs de la CGT, deuxième syndicat du groupe, ont ajouté que “si jamais la direction veut nous recontacter, elle a nos téléphones portables”. Du côté de la CFE-CGC, la coordinatrice Dominique Convert a déclaré à l’AFP par SMS : “On n’a pas fini, mais on y est presque.”