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Les cocus chanceux de PLQ

Alors que l’Assemblée nationale devait souligner le 40e anniversaire du coup d’État de 1982, le Parti libéral du Québec a tenté de se vanter.

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Nous voulons inclure dans cette proposition une célébration du fédéralisme canadien. Comment ne pas voir un esprit d’obéissance captivant ?

PLQ

Nous sommes prêts à critiquer le déni des droits du peuple québécois, pourvu qu’on trouve encore quelque chose à tirer du fédéralisme.

Je ne pense pas que nous ayons trouvé un meilleur groupe de cocus heureux dans l’histoire du Canada que les députés du PLQ, sinon leurs frères aînés du PLC.

Mais les premiers prétendent se soucier de la nation au Québec, tandis que les seconds la nient et veulent la dissoudre dans le multiculturalisme canadien. Le gouvernement Lego n’est pas tombé dans ce piège.

Mais parlons un peu de stratégie politique : le but de cette impasse est clair.

Ne sachant plus s’opposer au gouvernement caquiste, le PLQ a visité le musée de ses vieux arguments et a cru en trouver un bon : celui de la peur d’un grand référendum !

Parce que le gouvernement Lego ne s’est pas tatoué la feuille d’érable sur le front, on l’accuse de préparer secrètement un référendum.

Comme il refuse de transformer son accord pragmatique sur le Canada en un engagement enthousiaste envers Trudeau, on dit qu’il élabore secrètement une stratégie de la fédération.

fédéralisme

Si c’était vrai au moins ! Mais non, ce n’est pas le cas.

Nous comprendrons deux choses.

La première : pour le PLQ d’aujourd’hui, qui n’embrasse pas le Canada à sa façon, c’est un séparatiste clandestin.

Deuxièmement, ce parti rêve de survivre aux grands affrontements du passé contre le PQ, quand il suffisait de dire un référendum avec un peu de peur dans la voix pour mobiliser ses électeurs.

Cette scène parlementaire était minable.