Les parents de Kim Lebel, l’homme accusé de meurtre au deuxième degré à l’âge de six ans au lac Saint-Charles le 6 avril, ont rompu le silence lundi.
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“Pourquoi la police du Québec se permet-elle de faire des inspections encore et encore, après que l’ordonnance du tribunal est connue, au lieu d’intercepter immédiatement la personne concernée?” Comment les parents du Québec peuvent-ils faire confiance à un système aussi lent et peu pratique? demande Lucy Druen, la mère de l’accusé.
On vous rappelle que les parents de Kim Lebel ont réussi à obtenir une ordonnance du tribunal pour que leur fils soit hospitalisé pour un examen psychiatrique. Cependant, cela n’a pas été fait à temps.
Pour moi, Mark Belemare, avocat des parents de l’accusé, l’inaction de la police québécoise est une « erreur impardonnable ».
“D’habitude, ils devaient déléguer une patrouille immédiatement, sans même en parler aux parents, dès qu’ils avaient pris la décision, pour y amener le petit garçon. C’est ce qu’ils devaient faire », a-t-il insisté.
“Il n’y a pas de procès, pas de procédure administrative interne qui prime sur l’ordonnance du tribunal”, a ajouté Me Belemare.
Les parents de l’accusé n’écartent pas la possibilité de poursuivre la ville de Québec pour négligence.
« Il y a aussi des opportunités d’éventuellement intenter des poursuites contre la ville de Québec. Il fait actuellement l’objet d’une enquête », a précisé l’avocat.
L’accusé restera en détention jusqu’à sa prochaine comparution, prévue le 21 avril.
Par ailleurs, le Bureau d’enquête indépendante (BEI) a lancé une enquête sur les circonstances entourant l’intervention policière en lien avec le meurtre de Jacques Cotte, la victime dans cette affaire.
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