(Québec) La députée péquiste Veronica Hivon quitte la politique à la fin de son mandat actuel. Choisie en continu à la Joliette Ride 2008, Mme Hivon en a fait l’annonce jeudi au Château Joliette.
Publié à 10:33 Mis à jour à 11:06
Presse Hugo Pylon-Larose
Il s’agit d’une déviation importante pour le Parti Québécois, car le député est considéré comme une vedette de son parti politique. En décembre dernier, un sondage Léger de Montréal classait Leroque Hivon au 14e rang dans la catégorie Personnalité politique québécoise de l’année. Son chef, Paul Saint-Pierre Plamondon, n’avait pas trouvé de place.
“Je fais ce choix à un moment où ma flamme et ma combativité sont encore bien présentes, mais où elles s’accompagnent d’un besoin devenu incontrôlable de retrouver un espace de liberté et un espace de normalité”, a déclaré Mme Hivon. Jeudi dans une allocution aux militants.
Le député a expliqué qu’il devait trouver un nouvel équilibre entre action et réflexion, mais aussi prendre du recul par rapport à la “bulle” parlementaire, où l’enchaînement des événements est parfois effréné. “D’une manière ou d’une autre, je dois exister en dehors de la politique”, a-t-elle déclaré.
Plus de 10 ans en politique
Porte-parole du deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale pour la justice, les soins de fin de vie, l’éducation et la famille, Mme Hivon s’est illustrée au cours des quatre dernières années comme une farouche opposition au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge et à Mathieu Lacombe. , qui pilotent la réforme du système éducatif pour élever les enfants.
Le porte-parole de la justice péquiste a également été très actif pour exhorter le gouvernement à mettre sur pied un tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et conjugale. Elle a notamment participé à la commission des transports, qui a présenté au gouvernement un rapport détaillé de 190 recommandations en décembre 2020 sur “le rétablissement de la confiance” en faveur des victimes de violences sexuelles et conjugales. Depuis, le Québec a lancé des projets pilotes dans plusieurs districts judiciaires, à la suite de l’adoption en novembre dernier du projet de loi 92 instituant cette cour spécialisée.
Pendant le court gouvernement du PQ, dirigé par la première ministre Pauline Maroa, entre 2012 et 2014, Veronica Hivon a été ministre des Services sociaux et de la Protection de la jeunesse. Elle s’est notamment démarquée du public par sa participation active au débat sur la prise en charge médicale des mourants.
L’avocat en éducation de 52 ans quitte la politique, alors que le PQ termine actuellement dernier en termes d’intentions de vote au Québec avec un maigre 9 %, selon un sondage Léger publié jeudi dans les médias québécois. Pourtant, lors d’un point de presse, Mme Hivon a confirmé que son départ de la vie politique n’était pas lié à ces mauvaises études. “Les sondages ne m’ont jamais fait peur”, a-t-elle dit, ajoutant que son choix était connu de son chef depuis des semaines, avant même la défaite du parti aux élections partielles dans la circonscription de Marie-Victorine.
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