Législatives : “insoumis”, écologistes et communistes avancent vers un accord
Les négociations menées par La France insoumise (LFI) avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti communiste français (PCF) avancent et ont une chance de parvenir à un accord sur les élections législatives d’ici dix jours, ont indiqué les trois partis à l’Agence France Presse. (AFP), tandis que le Parti socialiste reste pour l’instant à l’écart.
Avec à la fois les émissaires PCF et EELV, “il y a un accord pour mettre la majorité au parlement” afin de coexister et “envoyer Jean-Luc Mélenchon à Matignon”, a déclaré jeudi soir Manuel Bompard, chef de file de la campagne du candidat “rebelle”.
“Nous travaillons sur la même échéance le week-end prochain”, a ajouté le négociateur en chef de LFI, en position de force après la troisième place de M. Mélenchon au premier tour.
Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, a déclaré à l’AFP qu’il avait la même date en tête et qu’il était prêt à négocier au cours du week-end. “Nous saurons rapidement si nous voyons la lumière au bout du tunnel ou si le train vient de face. »
“Les premières mesures nécessaires ont été prises, la LFI ne présente plus ses excuses”, a déclaré l’ancien patron d’EELV David Cormand. Mais il prévient que les défenseurs de l’environnement veulent être respectés “en tant que partenaires du LFI, et non en tant que membres de l’Union populaire”. Du côté des communistes, « nous avons aussi l’objectif d’un accord global », garantit un cadre. En cas d’échec, “un accord partiel sera envisagé”.
“Attention”, a déclaré Manuel Bompard, ajoutant que plusieurs points restaient à régler. Les négociations pour les circonscriptions s’annoncent difficiles. LFI est prêt à ce que ses partenaires aient les moyens d’acquérir un groupe à l’Assemblée nationale. Cependant, l’acte proposé par EELV pour les élections partielles a été “rejeté”, a déclaré M. Bayou.
Les discussions bilatérales sur l’agenda de la coalition avanceront samedi. Les enjeux internationaux et européens, sujets à divergences, ont déjà été mis de côté.
Jean-Luc Mélenchon s’est voulu rassurant vendredi, assurant vouloir “tourner la page” de la polémique à gauche. “Nous n’avons aucun intérêt à dominer. Nous devons entrer dans la prochaine bataille aussi unis que possible. »
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