France

Législation 2022 : les républicains enterrent la possibilité d’un accord avec la majorité présidentielle

Contrairement à ce qu’avait espéré Nicolas Sarkozy, il n’y aurait pas d’accord entre les Républicains et la majorité présidentielle à l’approche des législatives.

Malgré la frustration suscitée par l’élection présidentielle, où leur candidat n’a obtenu que 4,7 % des suffrages, les républicains refusent de trouver un accord avec la majorité présidentielle à l’approche des législatives.

Une soixantaine de législateurs du parti se sont réunis hier, lundi 25 avril, pour évoquer un possible crime contre la majorité présidentielle ou même des partis classés encore plus à droite sur l’échiquier politique.

La question est résolue, selon le président LR Christian Jacob : “Il n’y a pas de double appartenance. We Can’t Be Republicans and Presidential Majority, We Can’t Be Republicans and Reconquest !, We Can’t Be Republicans and Horizons We Are Republicans. Nous sommes indépendants.”

Il a ajouté que ceux qui rejoignent le gouvernement, comme Edouard Philippe ou Bruno Le Mer en 2017, seront expulsés du parti. “L’engagement que nos candidats vont signer, c’est de siéger dans un groupe complètement indépendant, qui n’est en aucun cas dans la majorité présidentielle, encore moins avec les extrémistes.”

Anthères ?

Malgré ce discours sans complaisance, certains chefs de parti, comme Damien Abad ou Jean-François Copé, ont multiplié ce qui semblait être un appel à la majorité présidentielle dans leurs déclarations publiques.

Il y a quelques semaines, l’ancien président Nicolas Sarkozy envisageait même de négocier un accord avec Emmanuel Macron à l’approche des législatives. “Notre survie politique est en jeu”, a-t-il dit, même pendant le déjeuner. Au final, rien ne se passera.

D’autres faiblesses subsistent. Pour faire en sorte que cette direction, voulue par Christian Jacob, soit suivie lors de la campagne pour cette élection législative, l’accord a été signé par le parti à la quasi-unanimité, à l’exception de Damien Abad et de l’ancien eurodéputé Philippe Jouvin, qui se sont abstenus.