France

Législatif. Suite à l’échec de Valérie Pécresse, de nombreux candidats LR se sont désistés

A l’heure où la gauche tente de trouver une union, où la majorité présidentielle s’organise pour rester majoritaire et où le RN espère enfin transformer son résultat national en vote local, Les Républicains font face à une crise d’approche législative sans précédent.

Après une claque à la présidentielle, un Valéry Pekres sous les 5% et un trou de plusieurs millions d’euros pour compenser la campagne, LR fait face à une série de désistements de ses candidats aux législatives.

Ces candidats, bien qu’officiellement investis dans une circonscription, choisissent finalement de se retirer. Le Figaro cite un élu LR qui affirme que 10 % des candidats de circonscription pourraient à terme prendre leur retraite.

“Plus de sens”

Pour Soyzik Perot, qui retire sa candidature dans la circonscription de Pontivy-Elven (Morbihan), se présenter à ces élections n’a plus de sens. Le conseiller compétent note que leur programme sérieux n’a pas trouvé de réponse et ne semble pas le défendre aux élections législatives. Elle préfère prendre part à une bataille utile.

Même décision pour Maxons Henry, adjoint au maire LR d’Angers (Maine et Loire), qui renonce à la 2e circonscription du Maine et Loire. J’ai réalisé qu’il n’y avait pas de place pour un candidat républicain.

Au lieu de perdre comme Valérie Pecres à la présidentielle, il préfère se concentrer sur son travail d’assistant.

Le bouillon sécuritaire

Au vu de l’évaluation de Valérie Pécresse, les candidats craignent de se retrouver eux aussi sous le seuil des 5% et de ne pas être remboursés pour leur campagne.

A cela s’ajoute l’effet destructeur de la campagne ratée et la spirale négative. A Mayenne Marie-Hélène Paty a pris sa retraite car le bouillon était garanti. Face au député sortant Guillaume Garo, la marche est haute et un élément a été décisif dans le choix : je ne veux pas rembourser le budget de campagne de 35 000 euros.

Plus de logo LR

Des personnalités du parti jettent également l’éponge : Christian Jacob (qui dit que la décision a été prise il y a longtemps), l’ancien maire de Bordeaux Nicolas Florian et le directeur de campagne de Valery Pecres Patrick Stephanini.

Parmi les candidats restants, plusieurs rechignent à afficher les couleurs du parti. Le candidat rapporte à Marian que les dirigeants LR lui ont clairement conseillé de retirer le logo de ses affiches…

Ainsi, dans la 3e circonscription du Morbihan, après la démission de Soyzik Perot, Benoit Kero s’est présenté, mais sans l’étiquette LR, lorsqu’il a demandé l’investiture du parti en février.

A cette crise s’ajoute le risque de voir de nouveaux noms rejoindre les rangs de LREM ou d’Horizons, le nouveau parti d’Edouard Philippe.

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