“Transformation” ou “effort de cohésion”… Les positions des principales figures du Parti socialiste sur l’accord
Depuis plusieurs jours, le Parti socialiste est divisé sur l’accord d’hier avec La France insoumise. Ce compromis concerne notamment les 70 zones qui ont été trouvées et des accords substantiels sur l’âge légal de la retraite à 60 ans, le salaire minimum de 1 400 euros net ou encore le gel des prix des produits de première nécessité. Qui est pour, qui est contre au sein du PS ? On fait le point, à quelques heures du Conseil National.
- Les partisans de l’accord soulignent la “volonté de rassemblement” des électeurs de gauche
Invité de BFM-TV jeudi matin, le premier secrétaire du Parlement Olivier Faure a défendu cet accord. Selon lui, “les Français ont fait l’élection massive d’un syndicat” dès le premier tour de l’élection présidentielle. M. Faure a expliqué qu’il ne souhaitait pas “étaler le tapis rouge sous les pieds de la majorité présidentielle, ce qui entraînera de graves régressions pour les Français et les Françaises”. “Nous avons déjà vécu la réforme de l’assurance-chômage. Nous préparons maintenant la réforme des retraites. »
Jeudi matin, le maire de Lille Martin Aubrey a également appelé les socialistes à voter en faveur de l’accord. Dans un communiqué, l’ancien ministre de l’Emploi et de la Solidarité dit partager “des propositions pour la justice sociale telles que l’augmentation du pouvoir d’achat, la retraite de 60 ans pour tous ceux qui en ont marre du travail, les services publics de défense, l’éducation spécialisée et la santé, l’égalité femmes-hommes”. développement culturel » contenue dans la convention avec le LFI.
Hier soir, plusieurs maires socialistes ont annoncé leur accord. Parmi eux figurent Mathieu Klein, maire de Nancy, Natalie Ape, maire de Rennes, ou encore Johanna Roland, maire de Nantes et directrice de campagne d’Anne Hidalgo lors de la présidentielle. Pour eux, cet accord “correspond au désir profond des femmes et des hommes de gauche de retrouver une voie d’espoir”.
- Les opposants à l’accord dénoncent “une chose”
Parmi les plus farouches opposants à un accord avec les rebelles figurent l’ancien ministre de l’Agriculture Stefan Le Fol, l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, l’ancien secrétaire général parlementaire Jean-Christophe Cambadelis, la présidente occitane Carol Delga et l’ancien président républicain François Hollande.
Chacun estime que sa ligne politique est incompatible avec celle jugée radicale par Jean-Luc Melanchon sur l’Union européenne, la laïcité, les institutions ou la question des retraites. Il est hors de question pour eux de soutenir le syndicat, dirigé par le premier secrétaire du PS, et de “vendre” ce qui reste de leur parti et de son histoire en échange de plusieurs circonscriptions données en lambeaux par le leader LFI et ses partisans. Hollande a ainsi fait savoir hier à La Montagne qu’il « se retirait[ait] l’accord sur le fond et même sur les circonscriptions.” M. Kaznyov lui-même a décidé de quitter le PS suite à l’annonce de l’accord hier. Il estime notamment avoir “une conception claire et ferme de la laïcité, d’une république qui interdit tout rapprochement avec ceux dont la pensée sur ces questions est plus qu’ambiguë”.
De son côté, Jean-Marc Iro, autre ancien Premier ministre de Hollande, a qualifié hier le compromis de “gâchis”, dénonçant le “prix excessif” payé par le PS, “absent dans 500 circonscriptions sur 577”. forme de démission qui n’est pas protectrice », a-t-il ajouté.
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