Le contrôle technique des deux-roues doit être mis en place d’ici le 1er octobre 2022, a décidé mardi le Conseil d’Etat.
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Publié le 17.05.2022 22:58 Mis à jour le 17.05.2022 23:00 h.
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Le Conseil d’Etat a tranché mardi 17 mai : le contrôle technique des deux-roues doit être appliqué et ne pourra être reporté après le 1er octobre 2022 pour les véhicules les plus anciens. Les machines d’un volume supérieur à 125 cm3 sont concernées. Une décision saluée par les trois ONG environnementales qui ont pris le relais du Conseil d’Etat, dont l’association Respire. “C’est une victoire pour la santé publique, pour l’environnement”, a déclaré mardi à franceinfo Tony Renucci, directeur de l’association. C’est aussi une étape importante pour la France dans sa lutte contre la pollution de l’air. »
Selon l’obligation européenne, ce contrôle technique devait être appliqué au plus tard le 1er janvier 2022. Face au courroux des associations motardes, le gouvernement l’a reporté avec un arrêté pour 2023. La suspension a été attaquée par Respire, Ras le scoot et Paris sans voitures. “L’action en justice que nous avons engagée n’est pas dirigée contre les fédérations de deux-roues”, insiste Tony Renucci. “Notre intention est de dire qu’aujourd’hui nous avons une flotte de deux-roues, ce qui est important”, a-t-il déclaré.
Tony Renoucci rappelle que cette mesure permettra par le contrôle de « supprimer les deux-roues qui ne répondent pas à la norme ». “La moitié des deux-roues impliqués dans des accidents sont des engins non retenus”, précise le directeur de l’association, “compris par de nombreux usagers”. “Lorsque la France a introduit le contrôle technique de la voiture en 1992, cela n’a pas créé de soulèvement social”, a-t-il ajouté. Selon lui, il n’y a pas d’émeute dans les autres pays européens, qui ont déjà instauré un contrôle technique des deux-roues. “Il est appliqué aujourd’hui partout, sauf dans trois pays, il n’y a aucune raison de ne pas l’appliquer en France”, a-t-il conclu. La Finlande, l’Irlande et les Pays-Bas sont les trois pays qui se sont jusqu’à présent opposés à l’introduction de ce contrôle.
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