Jérôme Peira, au Palais Beaumont, Poit, le 18 mars 2022 Jacques Whit / Jacques Whit / SIPA
“Honnête homme”. Bref, le délégué général du parti présidentiel La République en marche (LRM, rebaptisé “Renaissance”), Stanislas Gerini, scellera sans le vouloir le sort de Jérôme Peira. Mercredi 18 mai, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron à l’Elysée, maire de la commune rurale de La Roque-Gajac (Dordogne), a annoncé le retrait de sa candidature aux élections des 12 et 19 juin à la suite d’une polémique sur sa condamnation à domicile. .violence contre son ex-partenaire.
Dans la matinée, un invité de franceinfo, M. Guerini a donc qualifié l’édile, candidat sous l’étiquette LRM, d'”honnête homme”. “Je ne crois pas qu’il soit capable de violences faites aux femmes”, a ajouté le patron des “marcheurs”. “Si j’avais la conviction voire le soupçon qu’on a affaire à quelqu’un qui pourrait être violent et coupable de violences faites aux femmes, jamais je n’accepterais cet investissement”, a-t-il insisté, qualifiant l’affaire de “plus compliquée” qu’il n’y paraît.
En janvier 2020, M. Peyrat a démissionné de son poste à l’Elysée à la suite d’une enquête préliminaire. En septembre de la même année, le tribunal correctionnel d’Angoulême l’a condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis pour la gifle qu’il a infligée à sa compagne d’alors, lui causant quatorze jours d’incapacité temporaire, rapporte Mediapart le 14 mai.
Comme Purple, M. Guerini a tweeté quelques heures plus tard que ses propos étaient capables “d’insulter et de blesser”. “Je veux réaffirmer l’engagement total de la majorité présidentielle à soutenir la parole des femmes sur les faits de violence pour que la justice puisse faire son travail”, a-t-il déclaré dans un communiqué, annonçant son accord avec M. Peyrat pour que ce dernier retire son candidature.
“C’est complètement nul.”
Le soulagement? La 4e circonscription de la Dordogne a pris ces derniers jours la forme d’une bataille de tranchées entre M. Peyrat et la députée LRM sortante Jacqueline Dubois. Le premier accuse le second de fomenter un véritable complot pour torpiller sa candidature, en utilisant ses disputes conjugales. Ce dernier s’offusque que M. Peirat ait été investi à sa place et a décidé de se présenter comme un dissident. Retirer son adversaire ne changera pas la situation.
Interrogée après avoir déposé sa candidature à la préfecture sous l’étiquette “Alliance centriste”, Mme Dubois ne revendique plus l’investiture En Marche, mais espère simplement le “soutien” de sa famille politique. “Retirer cette candidature est un honneur”, a-t-elle déclaré avec hauteur. A France Bleu Périgord ce matin-là, l’ancien directeur d’école a confirmé que M. Peira avait “fait une triple erreur”. Le premier, « sous-estimer l’impact de ses croyances, le second trahir l’amitié, et le troisième se sous-estimer. Il m’a dit : « T’es en colère, demain ça ira mieux. Eh bien, je ferais mieux d’être candidate aussi », a-t-elle déclaré, refusant d’être une Playmobile, une sculptrice ou une bisounorie.
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