Les deux tiers des Français (67%) ne respectent pas systématiquement la règle impérative du couloir de sécurité destiné à protéger les patrouilles routières, dont quatre sont décédées depuis le début de l’année, selon un sondage publié mardi 24 mai. . 2022
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Un conducteur sur cinq interrogé sur le baromètre 2022 de la Fondation Vinci Autoroutes ignore cette règle, introduite dans le code de la route en 2018, mais c’est huit points de moins qu’en 2021. Elle oblige tous les conducteurs à réduire leur vitesse et à changer de voie. ou de s’éloigner le plus possible des personnels travaillant sur le bord d’une route, d’une voie express ou d’une autoroute dès leur approche pour assurer leur protection.
De nombreuses catastrophes
Quatre patrouilles sont mortes en intervention depuis le début de l’année, deux sur des autoroutes homologuées et deux sur des routes nationales, a indiqué à l’AFP l’Association française des sociétés d’autoroutes (Asfa).
Et en moyenne, plus de deux véhicules d’intervention ont été percutés chaque semaine en 2020 dans le réseau des concessions autoroutières, selon le rapport annuel de l’Asfa. Dans 60% des cas, ces accidents sont dus à une imprudence ou à une somnolence.
“Trop de conducteurs ne font pas beaucoup attention à la conduite”, déplore Bernadette Moreau, directrice générale de la Fondation Vinci Autoroutes, notant que 84% des personnes interrogées avouent qu’il leur arrive de quitter la route des yeux pendant plus de deux secondes. “Pourtant, à 130 km/h la voiture parcourt 72 mètres en deux secondes, sachant qu’il faut tenir compte du temps de réaction avant de s’arrêter”, a-t-elle ajouté.
Comportement dangereux
Les conducteurs quittent la route des yeux car ils se promènent (67%), utilisent leur téléphone (74%), que ce soit pour téléphoner (61%, +7 points par rapport à 2021), le consulter ou configurer leur GPS. “Quel que soit le mode d’utilisation, même en bluetooth (légal, ndlr), l’appel accapare beaucoup d’attention”, explique Bernadette Moreau.
En effet, selon une étude de 2011 de l’Université Gustave-Eiffel et de l’Inserm, “téléphoner avec ou sans kit mains libres entraîne le même niveau de risque en raison des composantes cognitives et auditives de l’action”.
Certains conduisent en assistant à des ateliers : ils sont 16% des actifs dans ce cas et un quart des répondants CSP+. De plus, presque un Français sur deux (46%) continue son trajet, bien qu’il se sente très fatigué, soit sept points.
Une enquête menée du 5 au 21 mars via Internet auprès de 2.400 Français âgés de 16 ans et plus, selon la méthode des quotas.
Deux tiers des Français ne suivent pas systématiquement le corridor de sécurité routièreCHARBON
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