Les langues commencent à se défaire à Vilavi, le nouveau nom d’Assu 2000. Ce mercredi, l’un des dirigeants a livré son témoignage, décrivant le comportement particulièrement malsain de son ancien patron Jacques Butier envers les jeunes femmes.
“Gros porc”. Apprenant l’incarcération de son PDG Jacques Butier, ce PDG d’Assu 2000, société de courtage en assurances devenue Vilavi en janvier dernier, qui a choisi de garder l’anonymat, n’a pas été tout à fait surpris. Car, si son milieu professionnel n’était pas au courant de ces enlèvements présumés, le caractère malsain du comportement de son ancien patron envers les femmes est de notoriété publique interne.
Jacques Butier, ancien PDG d’Assu 2000 qui a démissionné mardi, est en prison ce week-end. L’homme de 75 ans est accusé de viol sur mineur, de trafic d’êtres humains et de possession de pédopornographie. Des accusations et une garde à vue ont été déposées contre cinq complices présumés.
“Gros porc”
“Jacques Butier était vraiment considéré comme un gros cochon”, a déclaré le PDG précité à BFMTV, avant d’ajouter : “Quand vous avez croisé sa route, vous n’aviez pas besoin d’être jeune et belle. comme une femme de rencontre. Cela faisait toujours rire les supporters qui l’entouraient. »
Tout cela sous forme d’impunité due au statut du PDG, selon ce témoin : « Personne n’a réagi. Parce que le groupe, c’était lui. Il était responsable de tout. Et donc il risquait de perdre son travail… Mais son attitude était connue de tous.
Son incarcération surprise intervient après l’ouverture d’une enquête préliminaire après qu’une femme de 22 ans s’est présentée à la police en mars dernier, dénonçant l’emprise de l’homme d’affaires et l’accusant de l’avoir violée pendant cinq ans. La considérant trop âgée, il la ferait accoucher d’une fille de 14 ans. De plus, cet accusateur originel serait précédé d’une première victime. Une liste que la justice redoute n’est pas exhaustive, les enquêteurs travaillant actuellement sur l’existence d’un éventuel “système Butie”.
“Surprise” et “confirmation”
Aujourd’hui, avant les dernières révélations judiciaires, l’étonnement règne dans l’entreprise. “Lorsque l’affaire a éclaté, il y a eu un mélange : une surprise, car on ne l’imaginait pas en train d’enlever des petites filles, mais aussi une forme de confirmation. Il était admis qu’il y avait des attitudes inadéquates”, explique ce directeur général du groupe dirigé par Jacques Butier.
« Dans le groupe, je pense que les gens n’étaient pas au courant de son système, mais de ses attitudes, oui ! “Avec le recul, tout le monde pense que c’était limité de toute façon”, a-t-il déclaré.
Et cette ambiance malsaine s’est apparemment aggravée lors des séminaires de l’entreprise, où le comportement du PDG frôle celui d’un prédateur. “Des problèmes survenaient toujours pendant les séminaires. Le nombre de jeunes femmes qu’il propose de venir dans sa chambre est énorme, ça me fait peur. Mais pour lui, c’était une chasse. Et il s’en est toujours pris aux plus jeunes, notamment aux étudiants en alternance de 18 ans”, a-t-il dit.
Deux exemples en mémoire
Un exemple le frappe particulièrement : « L’un d’eux, qui avait décidé de quitter le groupe, lui a dit un soir qu’il était vraiment un gros cochon. Il répondit : « A ton âge tu as déjà vu le loup. Si tu veux conduire avec moi, vas-y… « Il n’y a aucun doute sur la perversion du garçon. Tout le monde le voyait comme un grand-père de 70 ans pas très beau, incapable de se contrôler face à un garçon de 18 ans. filles.”
“J’ai un collègue qui a eu affaire à lui. Il a toujours été grossier. Il lui a dit : “Je viendrai vous prendre en charge dans votre agence. Les choses étaient claires”, a conclu notre témoin.
Vincent Wantingham avec Robin Werner
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