L’ancien candidat à la présidentielle estime qu’Eric Zemour est responsable de l’affaiblissement de son camp.
Marin Le Pen a reproché jeudi à Eric Zemour d’avoir « affaibli le camp national » lors de la présidentielle et appelé à la Reconquête ! à « accepter son autonomie » aux législatives, imputant aux éventuels échecs du RN la présence de candidats issus du parti d’extrême droite rival.
“Si nous n’avons pas mené l’élection présidentielle, c’est parce qu’Eric Zemmour est candidat. Car la réalité, c’est qu’on aurait pris les devants s’il ne s’était pas présenté », a déclaré Marine Le Pen lors d’une conférence de presse à Blangy-sur-Bresle (Seine-Maritime).
Venue soutenir la candidate RN dans la 6e circonscription de Seine-Maritime, elle arpente les allées d’un vide-grenier à Londinières, où elle reçoit un accueil chaleureux de la part de la foule, se livrant à un jeu de selfie. Cette circonscription le place en tête au second tour face à Emmanuel Macron avec 51,25% des suffrages.
Une question d’ego ?
Marin Le Pen a justifié sa décision de ne pas s’allier au parti d’Eric Zemour pour les élections législatives des 12 et 19 juin. La reconquête s’impose ! accepter son autonomie maintenant », frappe-t-elle.
“Sur la question de l’ego, en raison d’une erreur d’analyse majeure, (Eric Zemmour) pensait pouvoir rencontrer la confiance des Français plus que le Rassemblement national. “Il s’est gravement trompé, mais il a soudainement affaibli le camp national, c’est sûr”, a déclaré Marin Le Pen aux journalistes.
“Si on ne mène pas dans un certain nombre de circonscriptions, ce sera le fait (de la Reconquête !) des candidats, alors qu’ils savent très bien qu’ils ne seront pas élus”, a-t-elle prévenu.
Macron-Melenchon : “C’est M&Ms”
Pour l’ancien vice-président du RN, réuni à Reconquête !, Nicholas Bay, candidat malheureux dans la 6e circonscription de Seine-Maritime en 2017, et aujourd’hui candidat député d’Ive Froge dans la 4e circonscription, Marin Le Pen pense qu’il est comme “tous ces chefs de la Reconquista ! qui ont un peu essayé d’échapper à l’obstacle”.
“Nous savons très bien pourquoi, parce que (Nicholas Bay) marquerait très mal”, a-t-elle dit, notant que ne pas être candidate n’est “pas très courageux”.
Elle a assuré que “contrairement à Jean-Luc Mélenchon (elle) ne quitte pas la vie politique” et a promis “de continuer à (se battre) (…) pour que nos idées soient au pouvoir”. Rappelant que le patron de LFI avait appelé à ne pas être élue au second tour de l’élection présidentielle, elle “croit” former une “coalition” avec Emmanuel Macron. “C’est M&Ms !”, a-t-elle plaisanté en faisant référence à une célèbre marque de chocolats.
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