France

“Les enfants criaient de douleur” : le récit des témoins de la catastrophe à Saint-Maxim

Il tient un magasin juste en face où la famille de cyclistes a été renversée par une voiture vendredi. Ce concessionnaire Maximois, qui préfère rester anonyme, raconte la scène dont il a été témoin : « J’étais debout devant ma porte quand j’ai vu des vélos voler autour d’une voiture. Un instant j’ai cru qu’ils tombaient de Et puis, quand les cris se sont fait entendre, j’ai compris…”

Les mains encore tremblantes, l’homme a insisté sur le fait que “la famille des cyclistes était déjà sur la route depuis quelques instants lorsqu’il a été percuté. Quant à la voiture qui les a renversés, elle ne s’est pas arrêtée un instant jusqu’à percuter la voiture de deux jeunes touristes anglais arrivant en face. »

Les services de secours ont retardé leurs travaux en raison d’un trafic important

Se précipitant au chevet des victimes, comme beaucoup d’autres trafiquants et témoins, il a trouvé une scène qui l’a bouleversé : « La seule femme qui était consciente criait : ‘Mes enfants, mes enfants.’ Sur terre, les deux garçons étaient sans vie. Quant à l’homme, il baignait dans une telle mare de sang que j’ai cru qu’il était mort. »

Antoine et Morgan, qui travaillent dans le laboratoire d’analyses médicales jusqu’au lieu du terrible accident, ont également tenté d’aider les victimes : “Nous avons d’abord vérifié s’ils avaient un pouls, car la première fois ils étaient inconscients. La mare de sang provenait de la déchirure du front de l’homme, mais il a rapidement repris conscience. Puis les enfants se sont réveillés à leur tour. Touchés aux membres inférieurs et supérieurs, ils se sont alors mis à hurler. Ils souffraient tellement qu’il était difficile de les maintenir en place, et parce que les sauveteurs ont mis 40 minutes pour arriver sur place à cause des embouteillages, ils ont subi une véritable mort en martyr. »