Aujourd’hui, nous faisons les premiers pas d’une démarche audacieuse et d’un changement de politique indispensable, a déclaré la ministre fédérale de la Santé mentale et des Toxicomanies, Carolyn Bennett, notant que plus de 9 000 Colombiens britanniques sont morts d’overdoses depuis l’état d’urgence de 2016.
A titre d’exemple, environ 2,5 g de poudre de stévia devant une fraise de 5 cm de large.
Photo : Radio-Canada / ARForest
Avec cette nouvelle mesure, qui entrera en vigueur le 31 janvier 2023, les adultes de 18 ans et plus pourront avoir un total maximum de 2,5 grammes d’opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine et de MDMA pour leur consommation personnelle.
Pour le créer, Carolyn Bennett a utilisé l’article 56.1 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, qui lui permet d’accorder une exemption de l’application de ladite loi.
La ministre fédérale et son homologue Sheila Malcolmson se sont voulues fermes et ont rappelé qu’il ne s’agissait pas de légaliser la possession de drogue.
“La dépénalisation n’est pas la légalisation. La dépénalisation supprime les sanctions pénales pour possession de petites quantités de drogues illicites pour usage personnel. Le trafic de drogue reste illégal. »
– Citation de Sheila Malcolmson, ministre de la Santé mentale et de la Dépendance de la Colombie-Britannique
Sheila Malcolmson a ajouté que cela permettrait aux forces de police de se concentrer sur le crime organisé et les trafiquants de drogue, plutôt que sur les utilisateurs individuels.
La ministre fédérale de la Santé mentale et des Toxicomanies, Carolyn Bennett, a déclaré que les consommateurs ne devraient pas confondre la dépénalisation avec la dépénalisation de la possession de drogue.
Photo : Radio-Canada / Justine Boulin
L’abolition des sanctions pénales pour la possession personnelle de petites quantités de certaines substances contrôlées n’est qu’un outil parmi toute la gamme de solutions pour lutter contre la crise des surdoses à laquelle nous sommes confrontés, a déclaré Carlin Bennett.
Changer notre regard sur la dépendance et la consommation de drogue
Les gouvernements croient que cette stratégie est un outil supplémentaire pour réduire la crise des surdoses en Colombie-Britannique et réduire la stigmatisation des toxicomanes, les incitant à se tourner vers les services de soutien, mais aussi à changer le paradigme de la dépendance et de la consommation de drogues.
La ministre de la Santé mentale et de la toxicomanie de la Colombie-Britannique, Sheila Malcolmson, croit que la décriminalisation de la possession de petites drogues brisera la stigmatisation des consommateurs de drogues et les encouragera à demander de l’aide.
Photo : Radio Canada
Cela reflète la reconnaissance par notre gouvernement que la consommation de drogues est un problème de santé publique et non un problème criminel, déclare Sheila Malcolmson.
De cette façon, les personnes qui ont le seuil autorisé par cette libération ne seront plus inculpées, arrêtées et leurs médicaments ne seront pas confisqués. Au lieu de cela, ils recevront des informations sur la consommation de drogues et les soins de santé.
Selon Sheila Malcolmson, ce nouveau programme est un moyen de limiter la crise des surdoses, mais pas d’y mettre fin.
Il n’y a pas de solution miracle pour mettre fin à la crise des surdoses, mais la dépénalisation des personnes qui consomment des drogues est la clé pour arrêter la vague de la crise des drogues toxiques.
Spécifique à la Colombie-Britannique, libération limitée dans le temps
Bien que la possession de petites quantités de certaines drogues soit acceptée, le trafic et la production de drogue restent interdits par la loi.
L’exemption ne s’appliquera pas à certains endroits tels que les écoles primaires et secondaires, les garderies, les transports en commun, les navires et les hélicoptères de la Garde côtière canadienne ou les aéroports, car le transport à l’extérieur de la province est également exclu.
La décriminalisation de la possession de petite drogue ne sera en vigueur qu’en Colombie-Britannique et le sera pour une période de 3 ans, du 31 janvier 2023 au 31 janvier 2026. À son expiration, l’exemption sera soit révoquée, soit remplacée par une autre. Dans l’intervalle, il sera suivi et évalué de près par les pays tiers afin de mesurer les progrès de manière continue.
Bonne nouvelle pour Vancouver
Lors d’une conférence de presse, le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, s’est dit heureux d’apprendre qu’un accord avait été conclu entre la province et le gouvernement fédéral qui favorisait les soins de santé, pas les menottes.
Je peux vous dire que j’avais envie de pleurer et j’ai encore envie de pleurer, dit celui qui dit faire un état de la situation sur son territoire au début de chaque semaine.
Tous les lundis, je reçois un courriel me disant combien de personnes sont mortes d’overdoses à Vancouver la semaine précédente.
On dit que 9 personnes sont mortes d’overdoses la semaine dernière, et 180 autres ont été sauvées. Douze personnes ont été tuées et 200 ont été secourues la semaine dernière.
Selon lui, annoncer la dépénalisation des médicaments simples permettra de sortir de la crise avec l’overdose, qui vise injustement ceux qui vivent dans les sans-abri, qui ont des problèmes de santé mentale, qui sont racistes, qui sont des locaux.
Cependant, nous avons encore beaucoup de travail à faire pour assurer une vie digne aux usagers de drogues. Il reste, entre autres, à assainir l’approvisionnement en médicaments par des approvisionnements réglementés et non pollués, a-t-il conclu.
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