Benoit Cuenedi pose sur le parvis du Panthéon à Paris, le 16 novembre 2017 — / AFP
Benoit Quenedi, un haut responsable du Sénat soupçonné d’espionnage pour le compte de la Corée du Nord et accusé de “trahison” en 2018, a été limogé, a indiqué jeudi 2 juin une source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Les juges d’instruction ont rendu une ordonnance d’abandon des poursuites le 29 avril, selon la même source. Le procureur a également demandé le non-lieu fin 2021.
Benoit Cuenedi a été inculpé en novembre 2018, notamment, de “trahison par transmission d’informations à une force extraterrestre” et “renseignement avec une force extraterrestre” et placé sous contrôle judiciaire, entre autres, avec interdiction d’exercer son travail. Les enquêteurs cherchent à savoir s’il a effectivement fourni des informations confidentielles au régime de Pyongyang.
“La justice vient d’acquitter M. Quenedi, les juges antiterroristes ont classé sans suite cette affaire, digne d’une mauvaise série d’espionnage. “La trahison n’était que l’intérêt d’un esprit intelligent et curieux pour des régimes et des populations qu’on traite avec un automatisme grandiose sans les étudier”, a déclaré son avocat Florian Lastel.
« M. Quenedi retrouve son honneur, son métier, son métier. Ce qu’il ne retrouvera jamais, c’est la paix, la joie et les bénéfices de près de quatre ans volés à violer la présomption d’innocence », a-t-il ajouté, regrettant que le Sénat ait succombé à la « pression médiatique » en écartant le client le sien, un haut gradé. officiel “sans histoire”.
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Restauration de l’oeuvre
Diplômé de Sciences Po Paris et ancien élève de l’ENA, l’homme de 40 ans, qui préside l’Association d’amitié franco-coréenne, a publié plusieurs ouvrages sur la Corée du Nord, dont un essai sur l’économie du régime de Pyongyang. Avant l’inculpation, M. Quenedi était parfois invité par les médias à parler du pays. Il sert depuis 2003 “l’administration parlementaire du Sénat avec l’efficacité et le professionnalisme que ses collègues lui reconnaissent unanimement”, selon son conseil.
Au moment de l’inculpation, il travaillait comme administrateur de la Direction de l’architecture, du patrimoine et des jardins de la Chambre haute du Parlement, responsable du service administratif et financier. Démis de ses fonctions, le Sénat a confirmé sa “rétablissement” au même poste.
La Corée du Nord, dirigée d’une main de fer par Kim Jong Un, fait l’objet d’une série de sanctions de l’ONU (ONU) alors qu’elle continue de développer des armes nucléaires et des missiles balistiques en violation des résolutions de l’ONU.
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Le monde avec l’AFP
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