France

Le PS s’est encore dissous à la suite d’une décision de justice remettant en cause le processus d’adhésion au Nupes

A quelques heures du scrutin, la Nouvelle Union populaire économique et sociale (Nupes) n’a pas de pause légale. Mardi 7 juin, le Conseil d’Etat lui a donné un terrain contre le ministère de l’Intérieur, le considérant comme une “nuance politique unique” pour les deux tours des législatives (12 et 19 juin). En revanche, le même jour, le tribunal de Crète résume le processus qui a conduit le Parti socialiste (PS) à rejoindre Nupes. Ce sont quatre militants socialistes, sans responsabilité au sein du parti, qui ont saisi la justice.

Selon la décision, la direction du PS aurait dû organiser un congrès national impliquant les combattants, et ne pas se contenter d’un vote du Conseil national, le “parlement” du PS, le 6 mai pour approuver – avec 62% des voix – la Accord PS., La France insoumise (LFI), le Parti communiste (PC) et Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Le juge a ordonné au PS de tenir un congrès national dans un délai d’un mois, passible d’une amende pécuniaire de 500 euros par jour.

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Le PS décide de faire appel de la décision et réagit sous la plume de Corinne Narasigin, numéro deux du parti qui a fait appel aux premières fédérales : la majorité présidentielle et révèle ainsi ses véritables intentions en s’en prenant à Nupes. (…) Une telle convention nationale n’a pas pu être organisée dans le délai imparti avant la date limite de candidature du 20 mai. Cela n’est d’ailleurs pas contesté par les requérants, démontrant ainsi leur seule volonté de nuire à la dynamique politique. »

Conséquences juridiques peu claires

Corinne Narasiguin note également que “le juge de la salle d’audience n’a pas révoqué l’accord liant le PS avec Nupes. (…) L’accord politique qui réunit LFI, EELV, PCF et PS est plus vivant que jamais. » L’existence juridique de Nupes ne doit pas être remise en cause. “Il est logique que le tribunal ne censure pas l’accord Nupes lui-même, car ce n’était pas notre demande”, a déclaré Frederick Scanwick, l’avocat des requérants.

“Nous avons également demandé au PS de ne pas pouvoir se prévaloir de l’accord, notamment de ne pas pouvoir exclure des dissidents du parti qui s’est présenté en dehors de l’accord Nupes”, a poursuivi Me Scanvic. Cela a été décidé par le tribunal. “La direction du PS pense exactement le contraire : ‘La décision du juge ne remet pas en cause l’accord mondial’, a déclaré Christophe Clerjo, proche du premier secrétaire Olivier Faure. Toutes les nominations et tous les appuis décidés par le bureau national de la FP demeurent pleinement valides. Donc rien ne change pour les dissidents qui restent dissidents. Ils feront l’objet de procédures ultérieures. »

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