France

Emmanuel Macron est “disponible” pour se rendre en Ukraine

La visite d’Emmanuel Macron en Ukraine, même tardive et très attendue à Kyiv, pourrait se préciser. L’Elysée a annoncé vendredi 10 juin que le chef de l’Etat se rendrait en Roumanie mardi 14 juin pour féliciter les forces françaises stationnées dans le pays pour renforcer le flanc est de l’Otan. Il doit se rendre le lendemain en Moldavie, cette fois avec l’idée de soutenir un pays susceptible d’être déstabilisé par l’invasion du voisin russe de Vladimir Poutine.

Dans la foulée, ce voyage pourra également permettre, si les conditions de sécurité sont réunies, de faire escale sur le territoire ukrainien, par exemple à Odessa, principal port de la mer Noire. L’Elysée n’a donné aucune indication vendredi sur les intentions du chef de l’Etat, se contentant de souligner qu’il était “disponible”, à condition que la visite soit “la plus utile possible” pour son homologue Vladimir Zelensky, avec qui il s’entretient la journée. avant au téléphone.

La présidence de la république a tenté de mettre fin à de vives querelles déclenchées à Kyiv et dans les capitales d’Europe centrale par des propos réclamant une récente interview “N’humiliez pas la Russie” pour négocier avec elle une paix durable lorsque les armes se tairont. “Nous souhaitons la victoire à l’Ukraine”, a déclaré une source de l’Elysée, “la conquête militaire de territoires étrangers ne peut en aucun cas être acceptée”. »

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La présidence française entend s’impliquer dans le déblocage des stocks de céréales que l’Ukraine ne peut plus exporter depuis le port d’Odessa en raison du conflit avec la Russie, au risque de provoquer une grave crise alimentaire dans le monde.

La France est prête à participer à une éventuelle mission navale

Sans attendre, la France est prête à participer à une éventuelle mission navale visant à lever le blocus imposé par la Russie, a indiqué le chef de l’Etat. “Nous sommes à la disposition des parties pour qu’une opération puisse être organisée pour permettre l’accès au port d’Odessa en toute sécurité, c’est-à-dire pour pouvoir rater des bateaux, malgré le fait que la mer soit minée. », a déclaré vendredi l’Elysée.

Les négociations pour organiser un tel dispositif n’en sont pas moins difficiles. Moscou fait pression pour certaines des sanctions occidentales qui lui sont imposées depuis le début de la guerre, tandis que l’Ukraine, désireuse de brader ses réserves de blé, craint également que le Kremlin ne profite du nettoyage pour tenter d’envahir Odessa et son quartier. La Russie et la Turquie ont tenté en vain cette semaine de prendre le contrôle des opérations. Pour l’Elysée, “il faut neutraliser ce thème, (…) les Nations unies doivent être au coeur du jeu”.

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