De passage au Québec, l’ancien premier ministre Brian Mulroney a dit ne plus se reconnaître dans l’actuel Parti conservateur du Canada, lors du dévoilement d’un grand projet de l’Université Laval visant à lui rendre hommage.
“Je sais que mon ami Jean Charest va très bien. Il y a beaucoup de bons candidats et c’est loin d’être gagné par qui que ce soit. C’est une étrange façon d’élire un chef », a déclaré l’homme d’État, qui a dirigé le pays de 1984 à 1993.
M. Mulroney a reconnu qu’il ne s’identifiait pas au groupe politique.
“Pas exactement. J’ai mentionné certaines de mes réalisations. Cela n’arrivera pas avec ce parti. Mais il y a des gens bien qui veulent du changement”, a-t-il ajouté avec prudence et philosophie.
En 2003, l’ancien Parti progressiste-conservateur et l’Alliance canadienne ont fusionné pour former le Parti conservateur du Canada.
L’affaire René Lévesque
À 83 ans, le « garçon de Baie-Comeau » avoue aussi qu’il n’a pas prêté beaucoup d’attention à la polémique entourant le centenaire de la naissance de René Lévesque.
“Je suis désolé pour tout commentaire qui aurait pu affecter la fameuse mémoire de René Lévesque. C’était le plus grand démocrate que j’ai jamais connu. »
Pavillon à son nom
La cérémonie en l’honneur de M. Mulroney a été un succès mardi à l’Université Laval.
Un public silencieux n’a pas manqué un mot de son allocution de 20 minutes, au cours de laquelle il a rappelé des souvenirs de Reagans, Thatchers et Clinton.
Le gouvernement du Québec a confirmé sa contribution au projet international Carrefour avec un investissement de 27,75 millions de dollars.
Ce projet comprend la construction d’un nouveau pavillon qui portera son nom. La construction du bâtiment débutera en 2025.
Brian Mulroney est diplômé de la faculté de droit de l’Université Laval.
“Si nous avons un tel projet aujourd’hui, c’est en grande partie grâce au leadership de Sophie D’Amour, qui n’a jamais baissé les bras”, a expliqué M. Mulroney, qualifiant même ce choix de “décision historique”.
En mars 2018, le recteur a présenté ses excuses à l’ancien premier ministre quelques jours après que des enseignants eurent voté contre un projet qui porte son nom.
La scène politique
Avec ce nouveau Carrefour, les dirigeants souhaitent voir davantage de Québécois francophones jouer un rôle important sur la scène politique internationale et à des postes prestigieux à travers le monde.
« Je suis tenté de revenir ! M. Mulroney a ri.
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