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Шарлевоа | Le projet Blue Lagoon au Québec fait des vagues

(Québec) L’annonce du projet géoLAGON, une grande unité de 600 logements autour d’une immense piscine chauffée, a fait des remous dans Charlevoi et suscité l’inquiétude de plusieurs employés sélectionnés.

Publié à 19h00

Gabriel Béland Presse

Au moins un maire a même décidé de prendre publiquement position contre le projet. Elle espère que sa libération provoquera une discussion sur l’avenir de cette région touristique populaire.

“C’est la première fois de ma carrière politique que je me prononce contre un projet. C’est la première fois, mais ici, ça ne passe pas. À mon avis, c’est inacceptable », a déclaré Claude Simet, ancien préfet et actuel maire de Saint-Urbain.

L’actuel préfet de la MRC de Charlevoix se dit “un peu surpris de la manière dont cela a été annoncé”. Pierre Tremblay, maire des Éboulements, veut garder quelques réserves car il est préfet. Mais il a déclaré que le projet soulevait des “questions” et méritait d’être discuté entre les responsables locaux.

L’annonce du 7 juin a surpris de nombreux charlatans. Ce jour-là, l’organisateur de géoLAGON annonçait son intention de construire éventuellement 300 chalets doubles à Petite-Rivière-Saint-François. Ces 600 logements seraient destinés en partie à des locations Airbnb de courte durée.

L’organisateur promet de construire une « lagune » sur le terrain bordant la route 138 et une ligne à haute tension d’Hydro-Québec, dans l’axe de la rue Principale. Cette piscine hors-sol peu profonde devrait être chauffée à 38°C toute l’année grâce à un mélange d’énergie propre, mais sera toujours raccordée au réseau électrique. La technologie est sur le point d’être brevetée, toujours selon le promoteur.

IMAGE FOURNIE PAR GEOLAGON

L’unité ne sera pas au coeur du village, mais plutôt au nord de la route 138.

«Nous voulons démontrer que nous sommes capables de créer un village de 2 000 personnes, complètement autonome avec l’énergie du soleil et de la terre», a déclaré Luis Massicot, qui a des projets similaires dans les Laurentides (Sainte-Adèle), l’Estrie et Lanodier.

Le jour de l’annonce, la municipalité a déclaré accueillir le projet “avec enthousiasme” et les élus étaient “satisfaits”.

“Il y a un souci”

Cependant, le projet n’a pas été bien accueilli par tous les citoyens.

« Il y a de l’agitation dans la population et pas seulement à Petite-Rivière, même à Baie-Saint-Paul », a déclaré le maire de Baie-Saint-Paul, Michael Pilot.

Je ne suis pas le maire de Petite-Rivière, mais comme tout le monde, cela soulève mes préoccupations concernant l’environnement, mais aussi la préservation du caractère de Charlevoix. Nous sommes une réserve de biosphère de l’UNESCO. Nous avons des préoccupations.

Michael Pilot, maire de Baie-Saint-Paul

Il croit que ce projet devra être discuté au conseil de la mairie de la MRC. La question est simple : « À quoi voulons-nous que Charlevois ressemble dans le futur ? demande M. Pilot.

La mairesse de Saint-Urbent se dit “stupéfaite” par le communiqué de Petite-Rivière-Saint-François.

« Nous travaillons avec Petite-Rivière depuis de nombreuses années pour réaliser des projets d’envergure incroyables pour la municipalité », a déclaré Claudette Simar, évoquant notamment Le Massif ou l’ouverture du Club Med.

“Et là, ce projet arrive, la MRC n’est même pas informée, elle n’est même pas consultée”, a déclaré le salarié retenu. Les règles peuvent leur permettre de faire un tel projet, mais il me semble que nous aurions dû en discuter ensemble. »

“Nous n’avons pas besoin de ça.”

Elle se demande si ce projet est “nécessaire”. “C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Ce dont nous avons besoin dans notre région, c’est d’accueillir des nouveaux arrivants, d’avoir des travailleurs, des logements… c’est ce que je pense. Je parle avec mon coeur. Au-delà de moi. Je suis vraiment déçu. »

L’ajout de ces 300 cases doubles n’est pas anodin pour la commune qui compte environ 810 habitants. Juste avant les dernières élections municipales, la commune estimait que 300 maisons avaient été construites sur son territoire en… 12 ans. Ici, le promoteur espère lever 600 unités en quelques années.

  • IMAGE FOURNIE PAR GEOLAGON

    À terme, l’organisateur veut installer 300 chalets doubles préfabriqués à Petite-Rivière-Saint-François.

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    À terme, l’organisateur veut installer 300 chalets doubles préfabriqués à Petite-Rivière-Saint-François.

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Le maire de Petite-Rivière-Saint-François tient à rassurer les opposants : son soutien au projet dépend de l’obtention de tous les permis nécessaires auprès du promoteur et du respect du plan d’aménagement.

“Mais [le promoteur] a commencé sa publicité, sa promotion pour vendre son terrain. Là, les gens se sont rendus compte que nous avions donné l’approbation finale, explique Jean-Guy Bouchard. Mais ce n’est pas le cas. Il doit franchir toutes les étapes et il le fait. »

Sur son site internet, l’organisateur précise avoir vendu depuis mardi près de 60% des 150 chalets doubles à louer dans la première phase du projet.

Le ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique du Québec (MELCC) ne peut pas dire pour le moment si “geoLAGON”, qui devrait avoir une superficie de 120 000 pieds carrés, aura besoin d’un permis. “Le MELCC n’a reçu aucune demande d’autorisation et n’a pas été informé directement de ces projets”, a déclaré un porte-parole.