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(Québec) Les chances qu’une récession frappe le Québec augmentent, selon le ministre des Finances, Éric Girard, qui demeure optimiste quant aux perspectives économiques de la province.
Publié à 13h34 Mis à jour à 16h18
Presse de guérison Charles
Qu’est-ce qu’une récession ?
Une récession est une baisse de l’activité économique, mesurée par le produit intérieur brut, pendant au moins deux trimestres consécutifs. Elle se caractérise par une augmentation importante du taux de chômage et une baisse sensible de la consommation et de l’investissement, qui peut durer plusieurs mois ou plusieurs années.
“La probabilité d’une récession est d’environ 35%”, a déclaré M. Girard à l’entrée du Conseil des ministres mercredi. En mars, les risques de ralentissement économique étaient supérieurs à 25 %.
“Il y a eu une reprise synchronisée de l’économie mondiale et cela exerce une pression inflationniste. Les banques centrales augmentent les taux d’intérêt pour resserrer les conditions monétaires. En même temps, les actifs financiers réagissent et cela va ralentir l’économie », a expliqué M. Girard.
Le ministre des Finances souligne qu’il en saura plus à la fin de l’année. On pourra alors savoir si la hausse du taux d’intérêt de la Banque du Canada pourra ralentir l’inflation. Si ce scénario se concrétise, “il nous permettra d’éviter une récession”, a-t-il déclaré.
inflation
“Le scénario le plus probable pour 2023 n’est pas une récession. […] nous avons deux fois plus de chances d’avoir une bonne croissance en 2023”, a-t-il ajouté.
Le gouvernement du Québec mettra également à jour son cadre financier et ses prévisions d’inflation et de croissance dans un rapport présenté avant le déclenchement des élections générales cet automne.
Son collègue ministre de l’énergie, Jonathan Julien, a déclaré que de nombreux citoyens s’inquiétaient de la situation économique. “Nous discutons en fait de l’inflation, du coût de la vie. Nous le vivons, nous ne sommes pas désincarnés par lui. On en parle partout où on va », a-t-il admis.
“Je ne suis pas économiste, je suis comptable, mais on voit comment ça se passe. On voit la Banque du Canada hausser ses taux d’intérêt et annoncer d’autres hausses de taux d’intérêt. Cela aura certes un effet positif sur l’inflation, mais cela aura un effet pervers sur le prix des crédits immobiliers », a ajouté M. Julien.
Le PLQ réclame un budget urgent
Le député libéral Carlos Leitao souhaite un “budget urgent” pour faire face à la situation économique, qu’il juge critique. “Nous devons agir maintenant en prévision de cette récession ou de ce ralentissement brutal qui s’annonce”, a-t-il déclaré dans une interview.
Photo d’Édouard Plante-Fréchette, archives de LA PRESSE
Le député libéral Carlos Leitao
M. Leitao estime que le ministre Girard dispose de toutes les données des comptes publics pour lui faire savoir que le déficit attendu est plus faible que prévu et qu’il a les “moyens d’agir”. L’ancien ministre des finances, qui ne briguera pas un nouveau mandat, sait très bien ce qu’il aurait fait s’il avait été aux finances.
Il réduira immédiatement les impôts du Québec pour “aider les budgets familiaux maintenant” et augmentera l’allocation aux personnes âgées. Il proposera également des mesures pour retenir la main-d’œuvre.
“Le risque de récession est bien réel, il est temps pour M. Girard de l’admettre. “La probabilité d’une récession augmente, l’inflation augmente et les banques centrales, nous le voyons aujourd’hui avec la Réserve fédérale américaine, augmentent les taux d’intérêt”, a-t-il déclaré.
Inévitablement, dit-il, cette hausse des taux ralentirait l’économie québécoise. “Dans la vie de tous les jours, même s’il n’y a pas de récession technique, il y aura un déclin soudain et rapide de l’économie, accompagné d’une hausse de l’inflation. Les gens se sentiront de plus en plus contraints par ces deux facteurs, ce qui exercera une pression sur le budget familial. Ce n’est pas agréable du tout », a ajouté M. Leitao.
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