France

Vigilance des bouffées de chaleur. Pourquoi les seuils d’alerte sont-ils différents selon les départements ?

Quatorze divisions ont été mises en vigilance rouge par bouffées de chaleur ce vendredi 17 juin 2022, et cinquante-six autres étaient en vigilance orange. Du jamais vu à cette période de l’année. Que signifie ce classement ? Sur quels critères est-il établi ? Pourquoi y a-t-il des seuils différents par département ? Éléments de réponse.

Pourquoi un système d’avertissement de chaleur?

On se souvient tous de la canicule de l’été 2003 : des températures supérieures à 35°C ont été enregistrées dans les deux tiers des stations météo en France et supérieures à 40°C dans 15% des villes. Rien n’était prévu, le ministre de la Santé gérait la situation depuis son lieu de repos… Résultat : une surmortalité de 19 490 décès, selon un bilan de 2007 de l’Inserm mis en place. Il y a quatre degrés : vert (sans grande vigilance), jaune (soyez prudent), orange (soyez vigilant), rouge (vigilance absolue).

Quand deviendrons-nous orange ?

Si les prévisions météorologiques montrent un risque suffisamment élevé d’atteindre ou de dépasser les seuils départementaux d’alerte pendant une durée minimale de trois jours, jour et nuit, les Instituts nationaux de santé et Météo France déclenchent l’alerte. Dans le même temps, le nombre de décès enregistrés par les services de l’état civil, les appels aux médecins SOS ou au Samu, la présence des secours, l’assèchement des sols, les éventuelles pénuries d’eau sont suivis de près.

Pourquoi les seuils d’alerte sont-ils différents selon les départements ?

Le premier plan bouffées de chaleur date de 2004. A cette époque, une vaste étude a été menée dans quatorze grandes villes (Paris, Marseille, Toulouse, Nantes, Le Havre…). Les températures minimales, maximales et moyennes ont été enregistrées pour la période de 1973 à 2003, ainsi que la température moyenne du point de rosée et l’indice dit « thermohygrométrique » (fonction de la température et de l’humidité). “humidité relative”. Ils ont été comparés à la surmortalité quotidienne dans ces villes. Les scientifiques ont constaté que dans certaines villes nous avons moins souffert de la chaleur (une question d’habitude ?) que dans d’autres. Résultat : Des seuils différenciés sont introduits.

Où résister au mieux à la chaleur ?

Selon ces indicateurs dits “bio-météorologiques” en Bretagne ou en Normandie, la prévision depuis soixante-douze heures de 31 à 32°C le jour et de 18 à 19°C la nuit suffit à caractériser la situation de canicule. Le signal est déclenché par 31°C le jour, 18°C ​​la nuit. Risque d’orage 32 ° C pendant la journée, 19 ° C la nuit. En Ille-et-Vilaine, Mayenne et Maine et Loire, 34°C le jour, 19°C la nuit. En Loire-Atlantique et en Vendée 34°C le jour, 20°C la nuit. A l’intérieur des terres, les seuils sont plus élevés, 35°C le jour, 20°C la nuit dans la Sarthe ou De Sever.

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