C’est une triste nouvelle qui vient de frapper le cinéma français. Le 17 juin 2022, Jean-Louis Trintinian est décédé à l’âge de 91 ans. Avec plus de 60 ans de carrière dans l’horlogerie, il a excellé dans de nombreux chefs-d’œuvre du 7ème art. Revenons immédiatement à 3 d’entre eux.
« Et Dieu… créa une femme » de Roger Vadim (1956)
Film devenu culte pour avoir notamment interprété Brigitte Bardot, “Et Dieu… créa une femme” est l’un des premiers rôles de l’acteur au cinéma. Il représente ici Michel Tardio, le mari du personnage blond sulfureux. Parfait dans son rôle de mari tourmenté par la jalousie, qui finit par sombrer dans la folie, sa prestation l’élève au rang de star.
“Z” de Costa Gavras (1969)
Douze ans plus tard, Jean-Louis Trintinian brille dans “Z”, un drame policier réalisé par Costa Gavras, où il incarne un jeune juge d’instruction chargé d’enquêter sur la mort d’un homme politique. Un résultat incarné qui lui a valu le prestigieux prix du meilleur acteur à Cannes.
“Amour” de Michael Haneke (2012)
Pourtant, si le cinéma de Michael Haneke tend à se séparer, Love, son avant-dernier essai à ce jour, a formé un véritable consensus sur l’interprétation de Jean-Louis Trintinian et d’Emmanuel Riva. Ici, l’acteur incarne George, un octogénaire dont la vie bascule le jour où sa femme fait un AVC. Une performance déchirante qui lui vaudra un César du meilleur acteur, mais il recevra également, tout comme son partenaire dans la pièce, la Palme d’Or avec une mention spéciale. Un phénomène rare pour les artistes !
Marine Pallec, Medusa France, publié le 17 juin
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