France

Septième vague de Covid-19 : services, tranches d’âge, hôpital… L’actualité de l’épidémie

“On est très vigilants, ça monte”, acquiesce Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement. Et même très fort. La septième vague de l’épidémie de Covid-19 a débuté il y a trois semaines en France. Chaque jour, 55 000 cas positifs sont enregistrés, soit une augmentation de près de 50 % en une semaine. Les deux tiers d’entre eux correspondent aux nouvelles versions d’Omicron BA.2.12.1, BA.4 et surtout BA.5, qui est la plus importante. Et certaines personnes éprouvent des symptômes particulièrement graves.

🗣 Covid ➡️ “On a une augmentation du pourcentage de R. La pollution augmente”, explique Olivia Gregoire. “Il est indispensable que vous fassiez votre deuxième rappel à partir de 60 ans.” De nouvelles mesures sont-elles prévues ? “Nous sommes prudents, vigilants, réactifs.” pic.twitter.com/HN71hNS5WS

— franceinfo (@franceinfo) 23 juin 2022

Pour limiter l’ampleur de cette reprise de l’épidémie, le gouvernement insiste sur l’importance du deuxième rappel chez les personnes fragiles et n’exclut pas la réimposition du masque dans les transports. “Nous n’interdisons rien”, a déclaré Olivia Grégoire à France Info ce jeudi, ajoutant que “les autorités sanitaires” seraient sollicitées par la suite. Nos voisins, que ce soit l’Allemagne, l’Italie ou le Royaume-Uni, sont également touchés par la reprise de l’épidémie. Nous faisons le point sur la situation en France.

Hausse partout en France métropolitaine

Aucun département de la capitale de la France n’a été épargné par cette 7e vague. En quatre jours, le nombre de nouveaux cas positifs augmente systématiquement, à + 40 % dans les Hautes-Alpes et + 30 % en Savoie.

Comme souvent par le passé, l’Ile de France est la région la plus touchée de la capitale. L’incidence y a atteint environ 650 cas positifs pour 100 000 habitants, soit trois fois plus qu’au début du mois de juin. Ce nombre continue d’augmenter fortement, mais reste encore loin des deux pics précédents (1 500 en avril et plus de 4 000 en janvier). En tenant compte des DOM-TOM, les niveaux les plus élevés sont atteints en Martinique. La fréquence est proche de 2000.

Toutes les tranches d’âge sont concernées

Le taux d’incidence augmente dans tous les groupes d’âge, sans exception. Dépasse le seuil de 500 pour les adultes entre 20 et 80 ans. Contrairement à la première vague d’Omicron en janvier dernier, les enfants et adolescents semblent cette fois relativement épargnés. Le taux d’incidence n’y est “que” d’environ 200. Mais attention : les mineurs sont aussi la tranche d’âge la moins étudiée. C’était l’inverse en début d’année où de nombreuses campagnes de dépistage étaient organisées directement dans les écoles.

Le taux d’incidence est à nouveau en forte hausse dans toutes les tranches d’âge, de l’ordre de + 50 % en une semaine. 📈

Il est le plus élevé chez les adultes âgés de 20 à 80 ans. # Covid19

1/5 pic.twitter.com/c6bYHx8ypP

— Nicolas Berrod (@nicolasberrod) 23 juin 2022

Cependant, si on teste moins, il n’est pas surprenant qu’on “découvre” moins de cas positifs. Le pourcentage de positivité correspondant au rapport entre le nombre de tests positifs et le nombre de tests effectués augmente également dans chaque tranche d’âge. Par conséquent, tout le monde est vraiment touché par cette 7e vague.

Il est également retourné à l’hôpital

Quelle que soit la période, la règle est la même : si plus de personnes sont infectées par le virus, le nombre de personnes gravement touchées augmentera. Cependant, la proportion de formes graves/infections est beaucoup plus faible que dans les premiers mois de la pandémie, notamment en raison de la vaccination.

Comme à chaque fois que la nouvelle courbe de cas repart à la hausse, il en est de même 10 à 15 jours plus tard pour les admissions à l’hôpital. Près de 650 patients diagnostiqués Covid sont désormais hospitalisés chaque jour, soit 50% de plus en deux semaines. Plus de la moitié d’entre eux prennent en charge une pneumonie ou d’autres problèmes directement dus à l’infection par le SARS-CoV-2. Les autres patients sont ce qu’on appelle des “accessoires Covid”, c’est-à-dire qu’ils ont été infectés mais qu’ils sont soignés pour autre chose.

Le nombre de malades du Covid hospitalisés à ce jour, c’est-à-dire le “stock”, repart à son tour en croissance. Dans les prochains jours, elle franchira le seuil des 15 000. Au pic de la vague précédente, en avril, la courbe est montée à 25 000. Les scientifiques espèrent que l’immunité acquise par la population permettra de maintenir la hauteur de cette 7ème vague dans le hôpital, déjà en grande difficulté par manque de personnel.