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parcours d’un enfant de La Castellan, devenu une légende du football

Zinedine Zidane (4e en partant du haut à gauche), dans les années 1980, au club de football du Castellan à Marseille. AFP

TEAM CHANNEL – JEUDI 23 JUIN À PARTIR DE 21H05 – DOCUMENTAIRE

Depuis fin mai 2021, cette personne est au chômage. Mais c’est peut-être le chômeur le moins chômeur qu’il faut plaindre sur la planète. Zinedine Zidane, qui aura 50 ans le jeudi 23 juin, a démissionné de son poste enviable d’entraîneur du Real Madrid il y a un peu plus d’un an et profite depuis de la vie et de la vie de ses proches.

En attendant, il ne se passe pas un jour sans qu’on ne dise que Zidane est à la tête d’un club ou d’une équipe nationale prestigieuse. Même le président Macron, toujours fervent supporter de l’OM, ​​donne son avis sur la question et verra Zizu à la tête du PSG…

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En attendant, ce documentaire a le mérite de dresser un portrait plus intimiste. Grâce aux témoignages de ceux qui l’ont connu enfant, adolescent et jeune adulte, de ses proches, ainsi que de ses premiers entraîneurs (dont Alain Lepeu) ou coéquipiers, on découvre la personnalité complexe de cet enfant d’origine algérienne élevé à La Castellan. , une ville au nord de Marseille, transformée en étoile planétaire.

Riche de nombreuses archives cinématographiques joyeuses et rarement vues, c’est l’histoire de Zidane avant les trophées, sur la communication invasive et les millions gagnés. Une histoire du village père d’Aguemoune en Algérie à Bordeaux en passant par Marseille et Cannes, raconte “Yazid” – son vrai surnom avant l’affectueux “Zizou”, qui fut d’abord embauché par Rolland Courbis, son entraîneur à Bordeaux au début des années 90 et qui a depuis pris des habitudes sémantiques pour désigner l’icône.

“Une partie de l’ombre”

Timide, mais capable de faire couler le sang, peu bavard, mais capable de se faire respecter d’un simple regard, Zinedine Zidane n’a jamais été un personnage lisse. “Il y a un côté sombre, une forme de colère, une agressivité naturelle”, a déclaré Raymond Domenech, ancien entraîneur des Bleus.

L’intérêt de ce documentaire est justement de ne pas laisser de côté ses aspects les plus contradictoires. Un bon fils, un bon frère, un bon mari, un bon ami… mais attention à ne pas le vexer. “Il a été élevé dans un quartier difficile, où il a appris à se défendre”, se souvient Guy Lacombe, qui l’a emmené à Cannes. En effet, le souriant « Zizu » sera licencié quatorze fois au cours de sa carrière professionnelle ! Un record pour un joueur de cette taille.

Tous les témoignages parlent d’un jeune homme gentil et respectueux

En remontant le temps, l’un de ses premiers éducateurs, au club de Septèmes-les-Vallons (Bouches-du-Rhône), raconte : « A 11 ans, il faisait des chèvres avec ses petits ponts, ses roues. Il dribble tout le monde, prend des coups de poing et les frappe. Il n’était pas un autel ! »

De sa famille d’accueil à Pegomas, près de Cannes, où il séjourne un an, au foyer Mimon, près de la Croisette, où sont logés de jeunes travailleurs, dont les espoirs pour Cannes témoignent tous d’un jeune homme gentil et respectueux.

Après l’AS Cannes, l’enfant de La Castellane devait logiquement jouer à l’OM. Bernard Tapie a accepté, pas Raymond Gothals, le célèbre entraîneur belge. L’AS Monaco est-il en place ? Arsène Wenger n’en veut pas.

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Ce sera donc Bordeaux, où il s’installe avec Véronique, sa femme, rencontrée chez Mimon. “Il était très sérieux, il faisait beaucoup attention à l’alimentation”, se souvient son coéquipier Bixente Lisarazu. En d’autres termes, par Zidane lui-même : “J’ai vécu trop longtemps comme un vieil homme ! »

Zinedine Zidane, il s’appelle Yazid, un documentaire de Sébastien Tarago et Jules Bian-Rosa (Fr., 2022, 98 minutes). Il est diffusé dans le cadre de l’émission “L’Equipe Enquête” sur la chaîne L’Equipe.

Alain Constant