France

le gouvernement prévoit de redémarrer une centrale électrique au charbon à l’hiver 2022

La centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) pourrait redémarrer à l’hiver 2022, “par mesure de précaution, compte tenu de la situation ukrainienne” et de la tension sur le marché de l’énergie, a confirmé dimanche 26 juin le ministère de Transition énergétique. “Nous nous réservons la possibilité de travailler quelques heures supplémentaires avec la centrale de Saint-Avold si nous en avons besoin”, a indiqué le ministère, confirmant une information de RTL.

Cette décision n’est pas totalement surprenante : le gouvernement n’exclut pas de redémarrer la centrale en temps voulu pour assurer l’approvisionnement électrique du pays lors de sa fermeture le 31 mars. Le redémarrage s’inscrit “dans le cadre d’un plan de fermeture”, a rappelé le ministère, ajoutant que l’engagement d’Emmanuel Macron de fermer toutes les centrales à charbon en France “reste inchangé”. « Dans tous les cas, nous resterons en dessous de 1 % de l’électricité produite à partir du charbon, assure le ministère, et le charbon russe ne sera pas utilisé. »

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Promesse de la campagne

Dès lors, « un arrêté sera pris pour discuter de l’organisation de cette possibilité d’exploitation l’hiver prochain ». Il inclura des “entrepreneurs de l’environnement”, car ce redémarrage doit être écologiquement neutre, l’opérateur s’engageant sur des “projets de reboisement par exemple”, selon le ministère.

Le gouvernement prévoit également d’inclure des “ajustements législatifs” dans la loi sur le pouvoir d’achat au cours de l’été afin que le plan de réduction des effectifs de la centrale ne soit pas annulé, “ce qui montre la détermination du gouvernement à fermer définitivement cette centrale au charbon”.

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A sa fermeture, 87 salariés travaillaient encore à l’usine Emile-Huchet. Depuis, la moitié ont pris leur retraite. Environ 70 personnes sont nécessaires pour sécuriser la production, selon son directeur Philippe Lenglar, qui a déclaré à l’Agence France-Presse en mars qu’il comptait retirer d’anciens salariés si nécessaire au lieu d’embaucher cet hiver.

Il n’y a qu’une seule autre centrale à charbon encore ouverte en France, à Cordemais, en Loire-Atlantique. Emmanuel Macron a promis de fermer d’ici 2022 ces dernières centrales au charbon, facilement mobilisables pour produire de l’électricité en cas de besoin, mais aussi fortement émettrices de CO2.

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Le monde avec l’AFP