France

Commission des finances : du RN à LREM, tous sauf Coquerel

ASSEMBLÉE NATIONALE – C’est assez rare pour le souligner. De la République en marche au Rassemblement national, en passant par Les Républicains, les députés semblent avoir eu le même avis que le député insoumis Eric Cockerel, candidat à la présidence de la commission des finances.

“C’est un pirate”

Le terme utilisé par Jean-Philippe Tangi, député du Rassemblement national, pour définir son adversaire à la commission des finances est assez coloré. Pour l’élu frontiste, la seule ambition d’Eric Cockerell est de monter à bord du navire de la commission pour la détourner de son objectif initial – contrôler et surveiller l’exécution du budget de l’Etat – et en faire un instrument politique.

Autre argument avancé par le Rassemblement national, le règlement montre que la présidence de cette commission revient à l’opposition, le groupe le plus important en général. A ce titre, selon RN, il redevient député de son groupe de 90 élus.

A LR, on en appelle à la majorité

Difficile pour les républicains d’avoir une réponse claire entre Eric Cockerel et Jean-Philippe Tangi. Le groupe LR a désigné une candidate pour le poste : Veronica Luvagi, députée de la 2e circonscription d’Orn, mais Philip Gosselin l’a volontiers reconnu : « Nous n’avons pas échappé au fait que nous sommes minoritaires, tout dépend de ce que veut la majorité. » des impôts, mesure prise notamment par l’Insoumis : « En fait, ça peut paraître anecdotique. La réalité est que le président a un rôle très important à jouer, et on ne peut pas laisser cela à un candidat anti-systémique qui ne veut pas de la Ve République.

L’eurodéputé de la Manche fait référence au projet français Insoumise de soumettre la Ve République à un référendum et d’aboutir à terme à la VIe République.

LREM oscille entre peste et choléra

“Ce n’est pas vraiment une préférence”, a déclaré François Cormier-Bouillon, un Cher. Pas vraiment, mais un peu quand même : l’élu de la majorité présidentielle précise qu’il voulait la candidature de Valérie Rabo du Parti socialiste avant que celui-ci ne se retire au profit d’Eric Cockerel et tire ensuite à boulets rouges sur les insoumis : « candidat, qui sait ? rien à ce sujet et qui le sera dans plus de cinq ans. »

Eric Cockerel, lui, compte sur les républicains pour sécuriser son élection et affirme que s’il combat bien l’évasion fiscale, il ne soulèvera pas le “secret fiscal au nom de je ne sais quelle revanche politique, ce n’est pas une sorte de maison”.

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