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Abus allégués à Mont d’Uville : un ancien pensionnaire interrompt le point presse de sa sœur

Agacée par la lenteur des procédures judiciaires, l’une des quelque 500 victimes présumées de Mont d’Uville, qui poursuit les Sœurs de la Miséricorde, a interrompu jeudi leur point de presse sur la vente de terres agricoles.

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Dès qu’il a appris l’existence de cette conférence de presse, jeudi matin, Jean Simar a quitté son emploi et s’est précipité à Beauport avec la ferme intention de porter personnellement son cri du cœur.

À la fin d’une allocution du maire de Québec, Bruno Marchand, M. Simar en a profité pour interpeller les gens du gouvernement du Québec, ainsi que les religieuses, tous assis à une même table. Il est resté derrière, derrière la tente dressée pour l’occasion.

De l’argent pour “payer les victimes” ?

M. Simar a ouvertement demandé si les millions proposés par le gouvernement des sœurs pour leurs terres agricoles permettraient de “payer les victimes” de Mont d’Uville, qui avait déposé un recours collectif il y a plus de quatre ans pour violences physiques, sexuelles et événements psychologiques. s’est déroulée sur une longue période, entre 1925 et 1996.

“Je trouve tout cela un peu immoral. Je fais partie des victimes. Je suis l’un de leurs représentants, donc je suis un peu gêné par tout ce qui se passe aujourd’hui. Il échange des millions, tout le monde se tient la main et d’autre part, continue pour des centaines de millions. “Quelque chose ne va pas,” jura-t-il.

Personne ne l’a interrompu pendant son vol de près de deux minutes. “Nous sommes en justice depuis plus de quatre ans. Il a été remis avec une vingtaine d’avocats aux archives. Ça n’a pas de sens. Les victimes sont totalement absentes du débat. “J’ai écrit au premier ministre, à Simon Jolin-Barrett, la lettre a été publiée dans Le Journal de Québec… Zéro réponse”, s’est-il plaint.

Le député CAQ de Montmorency, Jean-François Simard, a simplement “ôté son chapeau devant lui”, ajoutant qu’il “devait avoir le courage” de dire ce qu’il disait avant de poursuivre la conférence de presse. L’avocat des sœurs, Me Jean Gagné, vient d’ajouter un peu plus tard qu’il ne pouvait pas commenter l’affaire, qui est présentement devant les tribunaux.

Débat sans fin au tribunal

Jean Simar a également critiqué les bonnes relations apparentes entre le gouvernement et les sœurs au sujet des terres agricoles, tandis que les deux camps se disputaient devant les tribunaux au sujet du Mont d’Uville.

La Congrégation religieuse croit que le gouvernement du Québec est également impliqué dans ce conflit, tout comme le Centre de services Scolaire des Premières-Seigneuries. L’archevêque de Québec, le dernier en ligne, a récemment été invité à son tour de pouvoir dans le débat judiciaire.

“Nous demandons au ministre de tenir tête aux avocats et de dire : écoutez, nous allons nous asseoir et ensuite nous négocierons quelque chose. Ce ne sont pas les 600 menteurs qui sont là », a insisté Jean Simar dans la presse après sa cascade.

“Ils veulent nous interroger un par un. Dans mon cas, mon agresseur a été reconnu coupable, il a reconnu les faits, il a été condamné à une peine d’emprisonnement. Que veulent-ils savoir quand ils m’interrogent ? L’odeur de son parfum quand il m’a demandé de l’embrasser après qu’il m’ait battue ? Ce qui se passe est une folie totale », a-t-il dit, espérant que son annonce publique « ferait bouger les choses ».

Le recours collectif a été résolu en août 2020 par la Cour suprême. Depuis, plus de 500 anciens résidents se sont tournés vers les cabinets d’avocats Quessy Henry St-Hilaire et Kugler Kandestin. Un montant d’au moins 20 millions de dollars est réclamé à titre d’indemnisation. Ce montant peut être considérablement augmenté, compte tenu du nombre de victimes présumées.

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